RETOUR DE LOUIS XVIII. — LES ALLIÉS
11 juillet 1815. — Invitation du sous-préfet au conseil municipal de faire toucher la solde au détachement de troupes allemandes séjournant dans la ville. Accordé.
Toussaint père, Hubert et Maurice Decker demandent indemnité pour 25 jours employés à servir de guides au détachement du 35«»« de ligne, qui a parcouru les campagnes environnantes.
M. Lépron , faisant fonctions de maire en l'absence de ce fonctionnaire et en sa qualité de premier adjoint, a convoqué le conseil municipal à l'effet de se concerter avec ses membres au sujet des demandes adressées à la mairie par M. le baron de Ilagon, capitaine commandant l'escadron du 10°"» régiment de hussards prussiens, arrivé hier matin dans cette ville. Par sa lettre, cet ofiicier demande que les armes de toute espèce existant dans la commune soient apportées dans les 24 heures à son logement; par une seconde lettre, il instruit la municipalité qu'il est autorisé à faire une
réquisition de plusieurs effets militaires et il ajoute que pour activer la livraison de ces fournitures, il joint à cette même lettre un état, détaillé en 64 articles , de tous les objets dont sa troupe a le plus pressant besoin.
Le conseil fait droit à ces demandes et ordonne la publication de l'arrêté pour la reddition des armes. Il nomme ensuite trois de ses membres , leur donnant mission de se rendre auprès de ce commandant pour réclamer de lui des réductions surtout sur les objets qu'il serait trës-difBcile de fournir.
2 août 4845. — Départ des Prussiens; séjour très-onéreux pour la ville; ordre de faire un état du montant pour qu'on pût le réclamer en temps opportun.
Ai août 4815. — Arrêté de la Préfectv/re. — M. Georget (François- René) est nommé conseiller municipal en remplacement de M. Estourneau , suspendu de ses fonctions.
2 septembre 4845. — Par ordre de M. le sous-préfet, le premier adjoint arrête :
Le sieur Voglet, imprimeur-libraire, sortira de suite de la maison qu'il habite sans pouvoir y rentrer que pour effectuer son déménagement qui aura lieu en présence de deux soldats de l'armée Royale , qui recevront les clefs de ladite maison où le sieur Voglet ne pourra rentrer sans être accompagné de deux soldats, qui déposeront les clefs chez M. de Morant, commandant les Royalistes stationnés dans la commune.
2 septembre 4845. — L'administrateur provisoire du département nomme plusieurs membres municipaux.
Il est mis , pour sufiBre aux charges de la ville, un impôt de 50 centimes par franc sur toute espèce de contributions foncières et mobilières dont le recensement a été fait au mois d'août.
Ce fut à cette époque que M. Pasquier fut nommé préfet de la Sarthe; à la date du 42 septembre; le sous-préfet, M. de la Bouillerie, prévient le maire que le général prussien a donné avis qu'un grand magasin , alimenté par le déparlement de Maine-et-Loire , doit être formé à La Flèche sous peu de jours, et qu'il pense que l'ancien hôpital peut être choisi à cet effet.
45 février 4846. — Affaire du Petit-Collège et du Presbytère, — Délibération sur l'acquisition à faire de l'ancien presbytère mis en vente par les héritiers de feu M. Testée, qui s'en était porté acquéreur.
Considérant que les circonstances qui ont contraint l'administration municipale de loger provisoirement dans le local de l'ancien Petit-Collège, H. le curé de la paroisse et ses vicaires, ont privé les habitants de la commune de l'avantage inappréciable qui résulte pour eux de l'exécution de l'acte de donation en faveur des pauvres , dont les enfants devaient être admis gratuitement dans cette école tenue par un ecclésiastique chargé de
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les instruire dans la religion , de leur enseigner à lire et à écrire ainsi qae les éléments de la langue latine ;
Que l'acquisition de l'ancien presbytère, en rendant à sa première destination un édifice à portée de l'église et présentant tous les avantages pour loger le curé d'une paroisse aussi considérable, rendrait aux familles indigentes l'objet le plus précieux pour elles, celui d'une instruction solide poar leurs enfants ;
En conséquence, d'après ces considérations, les circonstances étant impérieuses, le conseil a été d'avis d'autoriser M. l'adjoint à acquérir poar et au nom de la commune l'ancien presbytère, faisant partie de la succession du sieur Testée , sauf à s'adresser à l'autorité supérieure et au gouvernement, tant pour obtenir son approbation que pour assurer les moyens d'en acquitter la valeur.
Il parait que M. Auvé avait acheté cet immeuble; car le 27 mai 4847, nous trouvons qu'il fut consenti entre celui-ci et l'administration un acte de vente sous signature privée. Etait-t-il héritier, ou fondé de pouvoirs?
La souscription opérée pour cet objet avait produit 40,044 fr. 60 ; le prix de l'immeuble étant fixé à 4 6,006 fr. 58 ; il restait à trouver 5,%4 fr. 98.
On décida que , pour y pourvoir, on vendrait les rentes de la maison Pinto.
27 mai 4847. — On décida un emprunt extraordinaire pour subvenir aux besoins des pauvres.
26 juin 4847. — Plusieurs religieuses de Notre-Dame s'étaient réunies sur le port, au n^ 40, et s'occupaient sous le Consulat et l'Empire de l'éducation des petites filles. Un peu plus tard, leur supérieure, Claudine Davoust, les amena dans sa propre maison rue Vernevelle (à cette heure maison Lorière). Par suite de dons, de souscriptions on put racheter de la famille de Vaux l'ancien couvent des Madelonnettes. Le 26 juin 4847, toutes ces religieuses, revêtues de leur costume, au nombre de quatorze, sortirent définitivement de cette demeure et se rendirent en procession accompagnées de tout le clergé et de toutes les autorités de cette ville dans leur nouvelle demeure, qu'elles occupent encore.
25 mai 4849. — Le maire donne au conseil lecture d'une délibération du conseil de fabrique , en date du 23 du même mois , ainsi conçue :
« Les membres composant le conseil de fabrique considérant que M. le « curé est sur le point d'habiter l'ancien presbytère nouvellement acquis « pour le logement des curés de celte paroisse , et que la maison connue € sous le nom de Petit-Collège de la ville, où il avait été provisoirement € logé, va devenir vacante;
« Considérant que la Fabrique, propriétaire de cette maison , qui n'a pas € été aliénée, doit en être mise en possession par un simple arrêté de M. le « préfet, auquel les titres de propriété ont été adressés le 24 octobre 4847 € et qui sont déposés aux archives de la préfecture ;
€ Arrêtent que M. le préfet sera dans le plus bref délai invité à prendre < an arrêté qui ordonne l'envoi en propriété et possession de ladite maison € du Petit-Collège au profit de l'église paroissiale et Fabrique de Saintf Thomas de La Flèche. »
Le conseil municipal, se plaisant à rendre justice au zèle qui anime les membres composant le conseil de Fabrique, reconnaît qu'il n'a rien à opposer au^ prétentions énoncées dans sa délibération.
De 4820 à 4824, Tafifaire du Petit-Collège paraît être l'affaire la plus importante. Après des avis contradictoires, émis soit par le conseil de Fabrique, soit par le conseil municipal , le conseil général offre la somme de 3,000 fr., d'autres personnes bienfaisantes celle de 2,200 pour rétablissement dans cette maison d'une école de Frères.
Le conseil souscrit pour une nouvelle somme au sujet de l'acquisition du château de Chambord offert par le pays au fils du duc de Berry.
M»' le duc d'Angoulême était passé à La Flèche en 4847 ; M™» la duchesse d'Angoulême vint visiter cette ville et surtout l'école militaire au mois de septembre 4823. A cette occasion, le conseil municipal vota une certaine somme pour les préparatifs prévus dans une pareille circonstance.