GUERRE AVEC U PRUSSE
^« décembre 4852. — Proclamation de TEmpire. — Vole d'une somme de 400 fr. pour les pauvres.
45 décembre 4852. — M. le maire expose au conseil que deux couleu- Trines en bronze, qui appartenaient à la ville, avaient été, en 4834, échangées avec le gouvernement contre deux canons du calibre 6 ; qu'en 4854 le gouvernement exigea que ces canons fussent réintégrés dans les arsenaux de l'Etat, et la restitution fut alors opérée. Il exprime le désir que les deux couleuvrines , au moins, qui rappellent beaucoup de souvenirs locaux, soient rendues à la ville.
49 janvier 4853. — MM. Lalouche, Salmon, Grollier et Renou sont nommés membres d'une commission chargée de se rendre à Paris pour suivre, dans l'intérêt de la ville, la demande de l'ouverture d'un crédit pour la reconstruction du pont des Carmes et parer aux inondations toujours menaçantes.
6 février 4853. — Adresse à l'Empereur à l'occasion de son mariage.
23 février 4853. — Lecture du rapport de M. de Montzey sur la salle l'asile.
27 février 4853. — - Serment politique exigé des conseillers municipaux.
Formule :
Je jure obéissance à la Constitution et fidélité à l'Empereur.
49 avril 4853. — Rapport de M. Lalouche sur la reconstruction du >ont des Carmes; le département de la Sarthe, les communes de La Flèche )t de Sainte-Colombe devant payer une moitié des indemnités pour les lépenses ou dommages de toute nature.
3 mai 4853. — Projet de reconstruction de la fontaine du Pilori sur le uilieu de cette place, d'érection d'une statue de Henri IV la surmontant.
M. le maire invite le conseil à demander à M. le ministre de l'intérieur :
\^ L'autorisation d'élever la statue de Henri IV sur la place principale de la ville ;
9? La faveur de faire exécuter le modèle et la fonte aux frais de la direction des Beaux- Arts ;
3^ A réclamer auprès de M. le ministre de la guerre la concession du bronze nécessaire , en dédommagement des pièces de canon qui appartenaient à la ville.
Le conseil municipal, considérant que la ville de La Flèche oà, selon plusieurs historiens, Henri IV a été conçu, doit son importance et sa prospérité au collège fondé par ce prince, qui avait accordé de grands privilèges à la commune, et notamment la prise d'eau qui alimente encore l'ancienne fontaine;
Que le conseil de fabrique d'église de Saint-Thomas demande avec instance l'achèvement de la fontaine actuelle qui obstrue toute la façade principale de l'église paroissiale, qu'elle est d'ailleurs dans un état complet de dégradation ;
Le conseil, reconnaissant la nécessité de reconstruction de la fontaine , décide qu'elle sera édifiée au milieu de la place du Pilori. Frais accessoires aux frais de la ville et par une souscription. Il vote en prévision la somme de 1 ,200 fr.
43 août 1853. — Question de l'abattoir. — 6,664 bestiaux : bœufs, 430; — vaches, 549; — veaux, 2,499; — moutons, 2,725; — porcs, 764.
Statistique des pauvres :
A La Flèche , 2,300 ménages , dont 672 environ dans une situation plus ou moins pénible :
4<> 242 familles tout à fait malheureuses, mais secourues par le bureau de Bienfaisance ;
20 56 familles arrivées dans la ville ~ situation inconnue ;
3» 96 qui peuvent à peu près se suffire ;
40 40 environ qui sont tout à fait malheureuses et que le bureau pourrait secourir extraordinairement;
50 260 qui sont dans l'impossibilité d'exister au prix actuel du pain.
Ces 672 ménages, représentant un effectif de 4,574 individus environ.
M. le préfet souscrit pour une somme de 4 ,000 fr. en faveur des pauvres de La Flèche.
8 janvier 4854. ~ Emprunt d'une somme de 20,000 fr.
Trois nouveaux projets :
^^ Le prolongement de la promenade du Pré sur une largeur de 48 mètres jusqu'à la route de Sablé ;
2'' L'élargissement de la rue de la Brasserie et son prolongement jusqu'à la route de Verrou ;
NAPOLÉON m. 279
3» L'élargissement de la rue Saint-Pierre. Les dépenses déjà votées étaient :
^» L'érection, sur la place du Pilori, d'une fontaine 3.000 fr.
^ Un aqueduc, pour assainir les quartiers voisins de
l'hospice 4 .500
3<> Un pont à l'extrémité de la promenade 1 . 500
4» Agrandissement de la salle d'asile 6.000
Total ' 42.000 fr.
Un membre émet le vœu que dans un temps donné la promenade du Pré soit prolongée vers l'est jusqu'à la rue Basse , pour assainir cette partie de la ville à laquelle on ne communique que par des rues infectes.
Cette proposition est prise en considération.
Le portail de l'église a coûté 4 5,498 fr.
45 mai 4854. — Reconstruction de la salle d'asile; 6,600 fr.
27 septembre 4854. — H. le maire demande au conseil :
4<> L'autorisation nécessaire pour solliciter un décret impérial, qui permette l'érection , sur une des places de la ville , de la statue de Henri IV ;
9p Le vote d'une somme de 3,000 fr. destinée à couvrir les premiers frais de ce monument, laquelle somme serait prise : 4 ,200 fr. sur le budget courant et 4,800 fr. sur le budget additionnel de la même année.
9 novembre 4854. — L'assistance publique a été de 49,335 fr. 27.
4855. — Session de mai :
Ensemble des recettes présumées : 62,609 fr. 55.
Dépense du budget primitif : 64 ,394 fr. 70.
Décret de l'Empereur (statue de Henri IV); don de Sa Majesté : 3,000 fr., bronze 2,400:
Article premier. — La ville de La Flèche (Sarthe) est autorisée à ériger sur sa principale place publique une statue au roi Henri IV.
27 juin 4855. — Nouvelle prestation de serment de M. Latouche, maire, et de MM. Salmon et Garnier, adjoints , ces magistrats ayant été renommés par l'Empereur.
40 août 4855. — Vote d'une somme de 300 fr. pour les parents des soldats morts en Orient.
24 octobre 4855. — - Pour la reconstruction du pont, les indemnités se sont élevées à la somme de 43,866 fr. 02.
Mort de M. Bodin ; M. Tendron est nommé receveur municipal.
49 mars 4856. ~ Adresse du conseil pour la naissance du prince impérial.
8 mai 4856. — Le boulevard et la promenade du Pré sont livrés à la circulation des voitures.
5 juin 4856. — Fête du baptême du prince impérial.
10 juin 1856. — Adresse envoyée à TEmpereur après son passage :
« Sire, « Les membres de Tadministration et le conseil municipal n*ont pas pu , « dans le rapide passage de Sa Majesté , lui exprimer suffisamment la pro- « fonde et respectueuse reconnaissance qu'ils éprouvent en La voyant con- « soler elle-même les malheureuses victimes de l'inondation. Ils auraient « été heureux de pouvoir le faire et d'entretenir aussi Votre Majesté d'une « question d'où dépend tout l'avenir de notre ville , qui , plus que tout « autre, ose réclamer sa bienveillance, puisqu'elle est le siège du Pryta- « née , de cet asile ouvert aux fils des braves soldats de notre glorieuse « armée.
« Sire, « Placée, par la rivalité de deux puissantes compagnies, entre deux che- « mins de fer, la ville de La Flèche est tout à fait perdue si Votre Majesté « ne la prend pas sous sa haute protection , et n'impose pas la condition « de continuer le chemin de fer projeté de Vendôme jusqu'à Angers par la « vallée du Loir. Les compagnies rivales d'Orléans et de l'Ouest recon- « naissent toutes deux l'utilité urgente de ce chemin ; des questions per- « sonnelles à ces deux compagnies en empêchent seules la réalisation.
« Sire, « La ville de La Flèche vous en conjure. Sauvez-là de la ruine ! Que « Votre Majesté veuille bien continuer l'œuvre de l'empereur Napoléon I«, « qui l'avait si puissamment favorisée en ajoutant au Prytanée une école « d'artillerie , et votre passage parmi nous sera marqué d'un souvenir à « jamais impérissable! Puisse Votre Majesté décréter l'exécution du chemin « du Loir, et toutes les populations, depuis Vendôme jusqu'à Angers, béni- « ront le nom de Votre Majesté, comme le sauveur de toutes les industries « d'une des plus riches vallées de l'Ouest !
« Les soussignés vous supplient avec instance. Sire, d'écouter ces voix « unanimes de la ville de La Flèche et de la vallée du Loir, qui vous « demandent non-seulement en leur nom , mais encore dans l'intérêt de « votre Prytanée impérial militaire, de leur accorder ce chemin que tout « le monde reconnaît comme devant être excellent , et que Votre Majesté « peut décider d'un mot. »
Assistance publique 4855-1856 :
Quête en ville 10.131 fr. 38
— au Prytanée 745 00
Cavalcade 613 87
Total 11. 490 fr. «5
10 mars 1857. — M. le maire remet au conseil municipal unemédaiUe
en bronze, offerte à la ville de La Flèche à l'occasion du baptême du prince impérial.
Nomination d'une commission pour l'inauguration de la statue de Henri IV. — MM. Leguicheux, GroUier, Lépingleux, Renou, d'Heurtaumont.
Sur la proposition de plusieurs de ses membres, le conseil, à l'unanimité , offre à M. le maire le modèle de la statue de Henri IV, et le prie de l'accepter comme un témoignage de la reconnaissance de ses concitoyens ponr son dévouement aux intérêts de la ville.
27 mars 4857. — Vote de 6,000 fr. pour l'organisation des fêtes pour l'inauguration de la statue de Henri IV.
10 juillet 4857. — Remerciements à M. de Chaumont-Quitry pour la somme de 4 ,000 fr. remise par lui au nom de l'Empereur. Remerciements à Son Excellence Mehemmed Djemil-Bey, ambassadeur de Turquie, pour la somme de 500 fr. remise pour les pauvres de la part du Sultan ; argent employé pour deux lits à la Providence.
13 mars 1858. — Ouverture d'une rue sur la propriété de M"»» Fourmy. Projet de restauration de l'église de Saint-Thomas.
28 mai 1858. •— Adresse à l'Empereur pour le prier de visiter La Flèche pendant son voyage dans l'Ouest.
Vol à l'octroi par le receveur. — Remboursement de 6,000 fr. ; — poursuites arrêtées.
Rejet momentané de l'ouverture du boulevard de la rue Basse ; devis , 34,000 fr.
13 octobre 1858. •— Etablissement d'une station télégraphique.
1859. — Accident arrivé à l'église par suite de la chute d'un morceau de plâtras de la voûte de la nef. Le conseil pense que la démolition du plafond est urgente. — 160 fr. accordés aux sieurs et dames Breteau, Jottu et Brichet, victimes de cet accident.
27 juillet 1859. — Adresse à l'Empereur pour la paix d'Italie.
Séance du ii décembre 4859. — Le conseil vote une somme de 400 fr. pour le loyer d'une maison , et 300 fr. pour les frais d'appropriation pour loger le directeur du télégraphe.
Séance du 44 janvier 4860. — L'objet principal de cette séance a été le dégagement de la rue de l'ancienne sous- préfecture.
Séance du i5 janvier 4860. — Le conseil donne son avis sur les testaments du curé décédé, M. Goumenault, et de M"^* veuve Housseau.
Séance du 29 février 4860. — Le conseil vote la somme de 350 fr. pour les études à faire du chemin de fer projeté, arrivant à La Flèche. Il s'occupe aussi du projet de restauration de l'église de Sainte-Colombe.
Location définitive d'une maison pour le service de la Télégraphie sur l'ancien rempart ou boulevard d'Alger.
Séance du 9 mars 4860. — Projet d'alignement de la rue des Fossés.
SéjLncs du 25 avril 4860. — Eglise de Saint-Thomas ; projet de restauration ; avis de M. Boeswillevald.
Séance du 46 mai 4860. — Compte administratif de M. le maire, d'où il résulte que les recettes montent à 63,634 fr. 38, et les dépenses à 60,246 fr. 68.
Projet d*ouyerture de la rue de la Cure , pour démasquer le portail du Prytanée.
Le conseil s'occupe de la question du chemin de fer. Embranchement d'AuHgné à La Flèche.
Séance du i juin 4860. — Comptes généraux de la ville.
Projet de square sur la place Neuve.
Séance du 24 juin 4860. — Rapport du maire pour la question du chemin de fer.
Séance du 26 avril 4860. — Installation de M. Latouche, maire, et de MM. Salmon et Garnier, adjoints. /
Séance du 7 septembre 4860. — Fondation d'un lit à la Providence par le Bureau de bienfaisance de La Flèche.
Séance du 44 novembre 4860. — Prolongement de la rue Belleborde. — Elargissement de la rue de la Sous-Préfecture.
Testament du colonel Pertuisot ; don à la ville de Tépée qui lui avait été offerte par la ville elle-même.
Abattoir public. — Il est dit, à ce sujet, que la moyenne des animaux abattus est de 5,949. — Dépense réelle : 81,774 fr.
Construction de trottoirs dans la grande traverse n^ 33.
Séance du 30 novembre 4860. — Rapport sur la question de l'abattoir. Usage de l'abattoir (vote du conseil) , par tête de bœuf, 4 fr. ; de vache, 3 fr. ; de veau et génisse, 0 fr. 75 ; de porc^ 1 fr. 50 ; de mouton et brebis ,
0 fr. 75 ; de chèvre , 0 fr. 25 ; de chevreau , 0 fr. 05 ; par 1 00 kil. de suif,
1 fr. 25. — Plan d'alignement.
Séance du 9 décembre 4860. — Vote d'un emprunt de 80,000 fr. pour la construction d'un abattoir et d'un impôt extraordinaire de 0 fr. 10 pendant 12 ans, à partir de 1862.
Séance du 27 m^n 4874. — Question de restauration de l'église de Saint-Thomas.
Maison des Frères. — Rapport de M. le Maire.
€ Le plan a été examiné ; les lieux ont été vus.
« Les bâtiments ne sont pas en très-bou état ; il y aurait quelques répara- € tiens à faire ; peut-être quelques travaux à ordonner.
« Ils sont évidemment mal disposés ; ils sont difficiles à distribuer en « quatre classes assez grandes pour recevoir près de 400 élèves ; il est « difficile surtout de les aérer suffisamment au point de vue d'une bonne
€ hygiène. Leur disposition ne permet pas de leur donner un air I passant. »
f La Commission s'est demandée , si ce ne serait pas le cas de songer à c une reconstruction entière en profitant d*une disposition plus avantaf geuse du terrain, ou mieux encore s'il n'y avait pas lieu de chercher un € terrain plus vaste, plus régulier, plus commode, au moins à distribuer, € suivant la destination qu'on voudrait lui donner? Dans ce cas, bien c entendu, on pourrait, en échange et pour indemniser de la dépense à c faire, disposer du terrain actuel qui est central, et qui n'est pas sans € valeur.
€ Sous l'empire de ces différentes observations, la Commission pense € que l'administration avait un examen à faire, une recherche à essayer, c peut-être une étude à demander, plus tard , unt proposition et v/n devis à € ntnts soumettre, »
€ Toutefois , la Commission a pensé aussi que , dans l'état àHncertitude c et i'attente où nov^ devons rester, ce n'était pas le moment de faire de € grosses réparations , de nouvelles constructions surtout, qu'il ne fallait € s'occuper que des réparations urgentes, indispensables, et, dans ce but, < le crédit déjà établi doit suffire. » (4)
Séance du 43 juillet 4864. — La première proposition soumise au conseil a pour but de lui faire voter un témoignage de reconnaissance pour le maire regretté que la ville a perdu, tel, par exemple, qu'une inscription commémorative des services rendus par M. Latouche. Cette inscription , d'après la proposition , pourrait être placée sur l'un des côtés de la chapelle sépulcrale où M. Latouche est inhumé Le conseil exprime, en outre, le
désir que l'administration prenne un arrêté pour donner le nom de M. Latouche au boulevard du Centre.
Séance du 4 septembre 4864. — Erection d'un monument pour la sépulture de M. Latouche. Inscription proposée :
« A François-Théodore Latouche, décédé le 46 juin 4864, maire de la € ville de La Flèche, membre du Conseil général de la Sarthe, du Conseil € départemental de l'instruction publique et chevalier de l'Ordre Impérial € de la Légion d'honneur. »
Séance du 45 décembre 4864. — Installation de MM. Grollier, maire, Papigny et Perrinelle, adjoints, en présence de toutes les autorités civiles et militaires de la ville.
Séance du 20 décembre 4864. — Elargissement de la traverse de la route départementale n^ 1 0 , de La Flèche à Malicorne ; élargissement du petit pont des Carmes. — Etablissement de trottoirs sur la place Neuve. —
(1) La maison des Frères, dite le Petit-Collège, appartient à la Fabrique de Saint- Thomas. L'administration roanicipale n*a pas le droit ni de vendre ni d'échanger cet immeuble.
Projet d'ouverture d'une voie publique le long des murs de l'hospice, sur le terrain de M. de Choiseul.
Séance du 48 janvier 4862, — Rapport de la Commission sur le plan d'alignement de la ville. — Acquisition de la maison Montarou pour l'école de Frères ; t/L. le maire expose que l'administration, qui cherchait depuis longtemps l'occasion favorable d'acquérir ane maison sise entre la Grande- Rue et la rue du Collège, contiguë à l'établissement des Frères de la Doc* trine chrétienne, croit le moment arrivé de réaliser ce projet, pour donner à cet établissement communal l'extension et le développement qui lui manquent. La maison dont il s'agit vient, en effet, de passer aux mains de M"~ Lefranc et Vilotteau , qui , parait-il , seraient disposées à la céder à la ville. ... Le conseil autorise le maire à donner suite à ce projet.
Séance du 5 février 4862. — Décret de l'Empereur, autorisant le conseil municipal à ériger un monument sur la tombe de M. Latonche. Nomination d'une commission pour qu'elle propose au conseil l'adoption d'un projet définitif.
Cours de dessin linéaire, proposition de M. Cottrel, professeur de dessin au Prytanée.
Séa^ice du 6 mars 4862. — Autorisation d'acquérir la maison Montarou (question des Frères) pour un prix qui ne devra pas dépasser 5,500 fr.
Séance du 47 mai 4862. — Dépense de S,000 fr. pour travaux d'appropriation indispensables à l'école des Frères.
La commission nommée par le conseil visite cet établissement; elle constate l'urgence :
1<> De la translation des lieux d'aisances ;
S<> De l'appropriation des classes projetées.
Séance du 48 juillet 4862. — Acquisition de la maison Montarou ; enquête de 4 5 jours sur ce projet.
Séance du 44 février 4863. -— Maison Montarou acquise pour l'école des Frères au prix de 5,775 fr.
Séan4>e du 8 juillet 4863. — Question du chemin de grande communication, de La Flèche à A ubigné, pouvant être converti ultérieurement en voie ferrée.
Séance du 9 septembre 4863. — Chemin de fer de La Flèche à Aubigné. — La ville de La Flèche doit contribuer pour la somme de 35,000 fr. M. le marquis de Talhouët, par sa lettre du 30 août 4863, s'engage à les payer, pour mettre la ville en mesure de continuer les différentes améliorations qui sont nécessaires.
Séance du 4 avril 4864. — Legs de M""* Dejean : 5,000 fr. à la ville, 4 ,000 fr. au Bureau de bienfaisance.
Séance du 24 mai 4864. — Vote de 3,000 fr. pour aider aux travaux de l'église.
Séan4^^ du 5 juin 4864. — Elargissement de la rue aux abords de la place Henri IV.
Sianct du 40 août 4864. — Chemin de fer. — Dépêche télégraphique. — Avis du Contrôle :
€ Aux deux tracés de rive droite présentés par le service vicinal ou la compagnie d'Orléans, j'ai substitué un tracé de rive gauche partant de Sainte- Colombe, à La Flèche, et aboutissant à la gare d'Aubigné par la vallée du Loir. La longueur est de 34 kil., la dépense est renfermée dans les limites des ressources votées par le Conseil général. Enfin, la compagnie n'élève pas d'objections contre la ligne et s'engage à l'exploiter dans le délai d'un an après l'achèvement du chemin vicinal , c'est-à-dire , probablement fin 4866. Consulter immédiatement le Conseil municipal sur la combinaison proposée , qui placerait à Sainte-Colombe la gare de La Flèche. »
Le conseil préfère le tracé sur la ligne droite , à moins d'une réalisation prochaine , si ce projet la favorise.
Séance du 48 août 4864. — Acquisition du terrain pour l'abattoir; terrain estimé à 4,990 fr. ; appartenait aux héritiers Huguet.
Réclamation des habitants de La Flèche , Clermont et Luc}ié contre le projet de faire suivre au chemin de fer la rive gauche jusqu'au Lude. En présence de ces réclamations , le conseil municipal accentue de nouveau ses préférences pour la rive droite.
Séance du SO novembre 4864. ■— Opposition du ministre de la guerre contre le projet d'alignement qui mettrait en voirie les bâtiments du Prytanée. Legs Bertron et Pasteau. Testament de M. de Ravenel, legs à l'hôpital.
Séance du 24 mai 4865. — Projet d'annexion de la commune de Sainte-Colombe à celle de La Flèche. Les faubourgs Beuffrie et Boirie faisaient, pense-t-oa, partie de la ville de La Flèche. On s'appuie, à ce sujet, sur leurs noms de faubourgs et sur d'anciens actes municipaux. Dans un état de situation de revenus et charges de l'Hôtel de Ville de La Flèche , envoyés à M. l'intendant de la province, le 24 septembre 1782, sont inscrites au nombre des rentes dues pour cession de terrain une rente de 12 livres due par le sieur Jamin, (4) marchand tanneur, pour une petite île à lui concédée au bas de son jardin^ dans le cours d'eau du Bourdigal. Une rente de 1 0 livres due par les enfants Aubert pour l'espace vide au bas des Grands-Ponts.
On trouve , en outre , dans un rapport sur les charges et dépenses de la ville, certifié véritable par les officiers municipaux, le 24 décembre 1782, un paragraphe ainsi conçu :
(1) M. Jamin , taoneur, était le père de M^^ Jamin , fondatrice de la Providence.
« Une partie de la rue Basse de cette ville et les faubourgs de la Beaffrie « et de la Boirie sont exposés aux inondations causées par le débordement « delà rivière du Loir; leurs habitants, qui sont pour la plus grande « partie, de très-pauvres artisans ou de simples journaliers, se trouvent « pour lors dans Timpossibilité de gagner leur vie ; le premier devoir, celui « de rhumanité , exige qu'on leur porte du secours , et dans ces malheu- « reuses circonstances , on leur fait une distribution journalière de pain « aux frais de THôtel de Ville ; cette dépense indispensable est au moins « de 200 livres par an ; on ne la porte même qu'à cette somme , parce qu'il « y a des années sans inondation. »
Une délibération, en date du 14 mars 1784 , contient ce qui suit :
« Dans rassemblée, H. de la Rue, maire, dit que la rivière, grossie par « la fonte des neiges, s'était débordée subitement la nuit du 24 au 25 mars « dernier et qu'elle avait inondé les faubourgs de la Beuffrie et de la Boirie, « au point que la plus grande partie des habitants de ces faubourgs , qui « sont pour la plupart de pauvres journaliers, avaient été enfermés par les « eaux et obligés de monter soit dans les chambres hautes, soit dans les « greniers. Dans ces circonstances mondit sieur maire a cru qu'il était « indispensable de venir à leur secours en faisant distribuer du pain ; qu'il « avait, en conséquence, donné des ordres pour cette distribution; que le « mémoire des boulangers qui l'ont fourni, pendant les cinq jours qu'a duré « la crue, se montait à la somme de 490 livres, pour le paiement de « laquelle mondit sieur maire requiert le mandement de cet hôtel de ville « au receveur dudil hôtel de ville. »
A l'occasion des inondations et des dégradations qu'elles ont causées , il fut pris la délibération suivante :
« Aujourd'hui, 4 mai 1784, en l'assemblée de Nous, maire, échevins et « autres officiers municipaux de La Flèche , M. Davy des Piltières , procu- « du Roy en cet hôtel de ville , a dit que les grandes eauK de cette année « ont occasionné des dégradations extraordinaires au port Luneau, au quai « et au retour du mur du pont de la Boirie.
« Au retour du mur en aile du pont de la Boirie, l'eau a miné, par-des- « sous , le pavage, qu'il a fait tomber; ce qui a fait un trou et enlevé béante coup de gaulure, etc.... »
Une concession faite par M. le maire et les échevins à Pierre Laurent, maréchal-taillandier, pour 1 livre par an, est consignée dans une délibération du 10 avril 1788, dont voici les termes :
« En l'assemblée de Nous , officiers municipaux de la ville de La Flèche , « M. Urbain Davy des Piltières, procureur du Roy de cet hôtel de ville, « nous a représenté qu'au bout du pont de la Boirie , du côté du midy, il y « a deux côtés de terrain fort escarpés et fort dangereux dans le temps des « grandes eaux. Pierre Laurent, maréchal en œuvre-blanche, y a fait
€ mettre du plant d'épine pour y élever une haie vive de chaque côté ; sur I la gauche y en sortant de la ville, il y a un terrain vide au-delà de la € levée du pont, depuis sa maison jusqu'à la rivière ; il vous prie. Messieurs, € de lui en donner concession. Il fera un bas-côté attenant à sa maison c pour y pratiquer une boutique ; ensuite , il fera faire une descente en c pavage et laissera un passage de sii pieds de large pour l'exploitation de c quelques jardins à divers particuliers, etc....
t L'affaire mise en délibération, nous avons été unanimement d'accord € de concéder audit Laurent, etc.... »
c II résulterait évidemment de ces citations que les faubourgs Beuffrie et Boirie faisaient partie de la ville et commune de La Flèche ; car des officiers municipaux ne peuvent concéder que ce qui appartient à la ville.... ils ne peuvent secourir avec les fonds de charité inscrits au budget que les indigents compris dans la circonscription communale.
€ Il est même vraisemblable que le faubourg Beuffrie dépendait de temps immémorial de la ville de La Flèche; en effet, les traditions locales et des vestiges de murailles démolies attestent que le cours d'eau de Bourdigal , dérivé du Loir, était dans le principe un fossé seigneurial et comme une première enceinte des défenses du château des seigneurs de La Flèche, planté sur la rive opposée de la rivière , en regard du faubourg Beuffrie. Au sein de ce faubourg étaient, d'ailleurs, les jardins potagers et d'autres dépendances secondaires de l'habitation féodale; ce faubourg faisait donc corps avec la ville, dont le château était le cœur.
€ A quelle époque ces faubourgs ont-ils été distraits de la commune de La Flèche ? »
M. le maire pense que l'annexion de ces deux faubourgs à la commune de Sainte-Colombe ne date que de 4792.
Le maire propose que l'annexion de cette commune se borne à ce qui suit : « Le point de départ, dit-il, devrait être fixé sur la rive gauche du Loir, « à l'extrémité amont du bassin de natation du Prytanée impérial militaire; € une ligne serait tracée de ce point jusqu'à sa rencontre avec la filière de € Gnéroncin, et l'on suivrait ensuite comme limite le cours de cette filière c jusqu'à son embouchure dans le Loir. »
D'après ce projet, Sainte-Colombe perdrait UO hectares de terrain sur les 4,700 dont elle se compose, et 4,000 habitants environ sur 2,444 qui constituent sa population , 250 au moins appartiennent à la Providence et se composent pour la plupart de vieillards infirmes. Rien de changé pour ce qui constitue la paroisse.
Création d'une foire de deux jours à La Flèche, le mercredi des Cendres et le premier jeudi de carême.
Séance du SO juillet 4865, — Le conseil demande à l'unanimité l'annexion de la commune de Sainte-Colombe à celle de La Flèche.
Séan-ce du 24 septembre 4865. ■— Installation de MM. Grollier, Papign] et Perrinelle , en qualité de maire et d'adjoints.
Séance du /«^ juillet 4866. — Extrait du discours de M. le maire Grollier^ au sujet de l'annexion des deux communes :
€ Sainte-Colombe et La Flèche , par les rapports intimes qui les anis- € saient , vivaient en fait d'une existence commune ; mais cette union était € irrégulière ^ elle est devenue légitime; le mariage entre les deux com- € munes a été un peu forcé , nous ne pouvons le nier, ce n'en est pas moins € un mariage de raison , et ces sortes d'union ont, dit-on, plus de chances « d'être heureuses que les mariages d'inclination. Acceptons donc, les uni « avec satisfaction , les autres avec résignation , une situation inévitable el € définitivement réalisée, et faisons en sorte par notre bon accord que € notre association soit aussi prospère qu'elle est rationnelle et juste. »
Séance du 6 novembre 4868. — Elargissement de la rue de la Gare.
Séance du 44 mars 4869. ■— Eclairage au gaz; rapport de la commission ; emplacement pour l'usine.
Séance du 48 août 4869. •— Etablissement d'un nouveau presbytère et aliénation de l'ancien ; — maison de l'ancienne sous-préfecture et maison de M. Gouin d'Ambrièr^s achetées 12 et 13,000 fr., total 25,000 fr.
Séance du 22 décembre 4869. •— Inauguration de l'usine à gaz.
Séance du 43 août 4870. — Installation des gardes nationaux mobiles. Leur logement, leur nourriture.
En date du 16 septembre 1870, M. de Lentilhac écrivait la lettre suivante à l'un des organisateurs de la souscription pour la masse d'entretien de la garde mobile :
« Monsieur, . c Je viens en mon nom et au nom de tout le bataillon que j'ai l'honneur € de commander, remercier la ville de La Flèche du bon accueil qu'elle € nous a fait et du bienveillant intérêt qu'elle n'a cessé de nous témoigner, c La souscription si généreusement ouverte par elle et dont vous avez bien « voulu me remettre le montant, sera une précieuse ressource pour le « bataillon et rappellera aux gardes mobiles les compatriotes restés au « pays. Ce souvenir les encouragera, j'espère, à se consacrer avec le plus € entier dévouement à la défense de notre chère patrie ; et pour si loin que c nous conduisent les hasards de notre vie militaire , nous nous souvien- € drons tous , officiers et soldats , des moments passés à La Flèche et du « concours de toute sorte que nous ont si généreusement prêté tous ses « habitants, c Veuillez , etc. ,
« Le comm^indant du bataillon ^ € C^ DE Lentilhac. »