‹ Histoire de La Flèche et de ses seigneursChapitre 39 sur 251 · ROBERT DE BKAUMONT-BRIENNE , DOUZIÈME SEIGNEUR · texte numérisé non relu

ROBERT DE BKAUMONT-BRIENNE , DOUZIÈME SEIGNEUR

Il mourut avant ou vers 1343, époque à laquelle il est fait mention de son anniFersaire dans le compte de Téglise du Mans. D'autres le font mourir sealement en 4327. Aucune charte n'est venue éclaircir ce point. Nous nous rallierions cependant de préférence à cette dernière assertion; Jean II, fils aîné de Robert, paraît avoir été majeur, quand il hérita de son père. Ménage dit à tort que Jean II fut baptisé en 4302 par Guillaume le Maire, évoque d'Angers; il a dû l'être au plutôt en 4304, son père ne s'étant marié qae le 25 août 4303.

De ce mariage quatre enfants, Jean, vicomte de Beaumont, Robert, Marie, Marguerite et Jeanne. Marie fut abbesse du Ronceray, Marguerite épousa Bernard, vicomte de Ventadour, et Jeanne Jean d'Amboise, seigneur de Ghaumont. Leur mère , Marie de Craon , suivant Tobituaire français et le nécrologe latin des Cordeliers, serait morte le 24 août 4342 : « Madame Marie de Craon, fille de Maurice de Craon et de Madame € Mahaut , et femme de M. Robert de Beaumont , seigneur de Pouancé , < trépassa le 24 d'aoust 4342. — Die ii, obiit nobilis Domina mea de Cre- € donio. Domino de Pouanceï, anno 4 SU, » Or Ménage, sur la lecture de Toriginal du testament de Marie de Craon , dit que ta date de cette pièce où elle se déclare saine de cors est de 4347. Il pense qu'elle n'est morte qu'en 4324 et que l'erreur vient de la transposition des deax chiffres 2 et 4 — 4342,4324.

JEAN II, VICOMTE DE BEAUMONT-BRIENNE , etc., TREIZIÈME

SEIGNEUR DE LA FLÈCHE

A la mort de Robert , son flls Jean II lui succéda. Il épousa en premières noces Isabeau d'Harcourt, fille de Jean III d'Harcourt et d'Alix de Brabant, dont il eut Jeanne, dame du Hommet, et Marie, qui épousa Guillaume de Chamaillard , seigneur d'Antenaise.

La seconde femme de Jean II fut Marguerite de Poitiers, fille d'Aimar IV, comte de Valentinois et de Sibille de Baux, issue d'une des plus anciennes familles de Provence qui prétendait descendre des anciens Baltu , famille royale chez les Visigoths.

Ce mariage eut lieu le 34 décembre 4330. Marguerite donna quittance pour partie de sa dot le 24 septembre 4333 ; elle y est nommée Margot. Son mari en donna d'autres pour le même sujet au comte de Poitiers en 4340 et 4344 , et une dernière générale.

H en eut quatre enfants, Louis, vicomte de Beaumont, son successeur, (4)

(1) GeofTroy de Benamont-Brienne, frère de Louis H, seigneur du Lude. mourut sans eofanU de Jeqane , daine de Doaucay, fille d*Hugucs, et qui se remaria en 1360 à Chorlcs

Geoffroy, Jeanne, religieuse, et Marguerite, femme de Bouchard de Vendôme, seigneur de Segré.

Relevons ici une erreur de Ménage : il dit que Jean II fut tué en 4364 à la bataille de Cocherel. Comme nous allons le dire , ce fat son fils aine Louis qui tomba glorieusement sur ce champ de bataille.

Jean II, comme chevalier banneret tenait déjà une grande place dans les armées françaises où il se trouvait à Amiens en 4338 avec un chevalier et neuf écuyers. Il faisait partie de Tarmée dans les débuts de cette guerre qui dura près de 100 ans.

Nous voyons aussi les Beaumont-Brienne s'élever successivement et de plus en plus par leurs grandes alliances.

LOUIS II, VICOMTE DE BEAUMONT-BRIENNE, etc., QUATORZIÈME

SEIGNEUR DE LA FLÈCHE

Louis II, vicomte de Beaumont, épousa Isabelle, fille de Jeanne de Chàtillon et de Jacques de Bourbon, comte de la Marche, qui, en 4364, fut envoyé pour dissiper les Grandes Compagnies. Après la bataille de Poitiers, ne recevant plus de paie, elles commettaient les plus effroyables dégâts. Jacques de Bourbon les atteignit avec son armée à Briguais , près de Lyon , leur livra bataille, mais malheureusement fut battu et tué.

Trois ans plus tard , son gendre Louis de Beaumont-Brienne était envoyé àduGuesclin par le roi Charles V, avec le comte d'Auxerre, le sire de Beaujeu et quelques hommes d'armes auxquels on joignit les troupes que le sire d'Albret et quelques autres seigneurs avaient amenées depuis peu au service du roi. Le captai de Buch , de son côté, était venu se mettre à la tète des Navarrais, et se rencontrait à Cocherel avec du Guesclin. Parfaitement secondé par messire Jean Houel, Pierre de Sequainville, le basque de Mareuil et beaucoup d'autres chevaliers, le captai fit des prodiges de valeur, mais il rencontra le môme courage et la môme fermeté dans Bertrand du Guesclin, le comte d'Auxerre, le chevalier de Vert, le vicomte de Beaumont et Baudouin de Lens, chef des archers. Du côté des Français, le vicomte de Beaumont, Baudouin de Lens et un grand nombre de vaillants écuyers succombèrent. Dans le plus fort de la bataille, Bertrand du Guesclin fut aperçu parle basque de Mareuil, qui lui cria : « A moi, à moi, Bertrand. » Ce basque passait pour être d'une force extraordinaire. Bertrand se retourna pour voir quel était l'audacieux ennemi qui osait ainsi le

d*Artois, comte de LongucviUe et de Pézenas, cinquième fils de Robert d'Artois III da nom, comte de Beaumont-le-Roger, et de Jeanne de Valois.

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