VJ PREFACE
Il est donc nécessaire de rétablir cet équilibre, et nous ne le rétablirons qu'en colonisant de nouveau.
Recommencer tout de suite la grande œuvre de la colonisation; semer autour de la France des Frances nouvelles, qui resteraient unies à la métropole par la communauté du langage^ des mœurs, des traditions et des intérêts ; dépenser au dehors l'exubérance de forces et la fièvre d'activité qui nous dévorent au dedans ; profiter de l'occasion inespérée que nous présente en ce moment la fortune pour écouler en Algérie, en Cochinchine, les déshérités et les déclassés; c'est là peut-être la suprême ressource et la condition de notre régénération future. Plaise à Dieu que ceux de nos concitoyens, auxquels les malheurs et les angoisses de l'heure présente n'ont pas encore enlevé tout espoir, ouvrent enfin les yeux à l'évidence ! Plaise à Dieu que, retournant le mot fatal qui nous a valu tant de déceptions : Périssent les colonies plutôt qtCun principe! » ils s'écrient de préférence : « Périssent toutes les utopies et tous les prétendus principes plutôt qu une seule colonie ! »
S'il nous était donné, dans notre modeste sphère, de rendre quelque service, ce serait en appelant l'attention sur l'histoire trop oubliée de nos vieilles colonies. Cette histoire est