Les premières manifestations du conflit
ENTRE LES Ordres MENDIANTS
ET LE Clergé séculier.
Dès leur apparition nous avons vu les Frères Mineurs se heurter souvent aux méfiances du clergé séculier, méfiances qui, loin de se dissiper, s'affirmèrent davantage avec le temps et s'accompagnèrent même d'hostilité déclarée.
Si, jusqu'au XI 11^ siècle, la juridiction des évêques avait été déjà fortement entamée par les privilèges dont jouissaient les anciens Ordres, ce ne fut jamais d'une façon aussi générale qu'avec les Mendiants. Jamais tous les monastères,, ni tous les moines ne furent totalement exempts. Au contraire, les faveurs et les libertés dont l'Eglise comblait Prêcheurs et Mineurs s'étendaient à tous leurs couvents, à tous leurs religieux dans tout le monde chrétien. Et si les Moines avaient rencontré de nombreuses difficultés, qu'allait-il advenir des Prêcheurs et des Mineurs ? Les uns et les autres pratiquaient en outre une vie de pauvreté inusitée dans l'Eglise, et ils s'adonnaient au ministère apostolique avec succès. Or,que des religieux, en vertu même de leur institution, se consacrent au ministère des âmes (cura animarum) regardé alors comme le monopole du clergé paroissial, c'était là une idée nouvelle.
Le F. M. personnifie! ici le juste supportant
LA persécution.
F. M. rappelant aux prélats séculiers