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La conquête de l'exemption

Durant les premières années de leur existence et jusque vers 1224, les Frères Mineurs étaient, même en ce qui concernait le régime intérieur de la Fraternité, dans la plus complète dépendance vis à vis des évêques et du clergé séculier, v

Dans la pensée de saint François, la soumission immédiate de son Ordre au Souverain Pontife ne doit pas faire tort à la soumission due aux évêques et aux prêtres de l'Eglise romaine. Ses convictions à ce sujet sont très nettes 22, et ses fils ne songent pas plus que lui à enfreindre cette obligation. Quand ils arrivent, dans un endroit, en petit nombre, vêtus de leur pauvre habit, contents de peu, leur premier soin est de dissiper, en montrant leurs lettres de recommandation, le soupçon d'hérésie qui pèse sur eux. Ils trouvent alors l'hospitalité dans une léproserie ou dans une maison obligeamment cédée par quelque chanoine ou bourgeois. Leur vie, il faut ici le rappeler,

22 Voir plus haut, p. 52, 78 s.

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Requlte des F. M. au Chapitre de Chartres

ÉNONÇANT LES CONDITIONS DE LEUR ÉTABLISSEMENT DANS CETTE Vll.l.E.

(Avril 1231.) (Arch. départ. d'Eure et Loir, H. 4164.)

valent s'y livrer sans demander des privilèges. Ils ne pouvaient demander des privilèges sans se mettre en contradiction avec le Testament. La sentence de Grégoire IX fit donc tomber la barrière qui retenait encore les Frères Mineurs en vertu des volontés de saint François dans l'apostolat si limité de leur début. Désormais l'évolution commencée va se poursuivre plus librement et s'opérer : 1° Par la conquête de l'exemption, 2° Par l'organisation des études, 3° Par l'extension de l'activité apostolique, 4° Par des modifications dans le gouvernement de l'Ordre et le recrutement de ses membres.

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