CHAPITRE IV
tons, brebis), sous la condition, qui ne fut pas observée, de faire entourer ceux-ci de fossés de cinq pieds d'ouverture et de quatre de profondeur, destinés à servir de bornes incommutables et à empêcher les bestiaux d'endommager les bois voisins, « afin, disait-il, de délivrer les riverains de l'oppression et de la vexation qui leur a été faite jusqu'à présent par les sergents et gardes ». Les tréfonciers ecclésiastiques gardèrent, d'ailleurs, la jouissance du pâturage dans les parties de leurs bois reconnues défensables, mais concurremment avec les quarante-huit paroisses déclarées usagères (1). Voici la liste de celles-ci, avec la nomenclature des titres qu'elles produisirent, le nombre de leurs feux, celui, approximatif, des bêles aumailles et chevaux qu'elles possédaient, et l'étendue des vagues qui leur furent abandonnés.
Andeglou. — Supprimée et remplacée par Ghevilly, en vertu de lettres-patentes de 1766. Ne put présenter aucun titre : 250 feux, 400 bêtes aumailles, 50 chevaux. Il ne lui fut pas attribué de vagues.
Beauchamps. — Titres de 1300, reconnaissant des usages (2) dans la Garde du Milieu, et divers droits au bois dans les bois de Saint-Benoit. Confirmation de 1379. Lettrespatentes de confirmation de Henri II (1547), François II (1559), Charles IX (1560), Henri III (1580), Henri IV (1596), Louis XIV (1659) : 82 feux, 400 bêtes aumailles, 80 chevaux, 330 arpents de vagues.
(1) Ar. F. (Lorris). — Règlement des droits d'usage, par M. de Ménars, sur lequel ont été copiés tous les renseignements qui suivent, concernant les paroisses usagères.
(2) L'usage, sans autre qualification, signifiait, généralement, le droit au bois mort, et parfois au mort-bois.
Bolgny. — Ne put présenter aucun titre. Jouissait, cependant, de l'usage et du pâturage dans diverses pièces de la commanderie de Boigny : 60 feux, 90 bêtes aumailles, 20 chevaux. Il ne lui fut pas attribué de vagues.
Boiscommun. — Déclara avoir perdu ses titres pendant les guerres. Jouissait de l'usage et du pâturage. Cinq métairies, seulement, pour Boiscommun et Montliard. Il ne leur fut pas attribué de vagues.
Bonnée. — Concession par Philippe I^r, duc d'Orléans, le 1*2 juin 1367, du droit au bois sec, à col ; à la fougère et litière, en voiture ; au pacage et au pâturage, sauf depuis la fête de Sainte-Croix, en mai, jusqu'à la veille de Saint- Jean-Baptiste ; le tout dans la Garde du Chaumontois. Lettres de confirmation de Louis 1^*, duc d'Orléans, mars 1404, permettant les charrettes pour l'enlèvement du bois, dans certains cantons seulement, moyennant une mine de blé-seigle, mesure de Lorris, payable, par chaque habitant, le jour de la Saint-André. Lettres de confirmation de Henri III (mars 1580), Henri IV (décembre 4595), Louis XIII (décembre 1623), Louis XIV (mai 1660) : 83 feux, 250 bêtes au mailles, 50 chevaux, 351 arpents de vagues, avec les Bordes et Bray.
Les Bordes. — Mêmes titres que Bonnée : 160 feux, 800 bêtes aumailles, 150 chevaux, 351 arpents de vagues, avec Bonnée et Bray.
Bougy. — Lettres de confirmation de Henry IV (août 1603), de l'usage et du pâturage dans la Garde de Neuville : 50 feux, 200 bêtes aumailles, 30 chevaux. Il ne lui fut pas attribué de vagues.
Bourgneuf. — Ancien démembrement de Loury, auquel il a été remis, à nouveau, par ordonnance royale, sous la
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