‹ Histoire de la Forêt d'OrléansChapitre 107 sur 180 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

(dans ses propres bois) ; celui de Dampierre, 2 arpents de hauts bois (à Mont-de-B renne et Gourcambon, Petite- Forét-de-Saint-Benoît) ; l'évêque d'Orléans, 30 et parfois 40 arpents (dans ses propres biens) ; la paroisse de Marigny, la jouissance de 220 arpents (Garde de Neuville) (1). Enfin, reçurent une somme annuelle, fixée, par le règlement du 15 avril 1671, à raison de 3 livres la corde de bois, livrée dans les ventes ; par fondation et aumône : les Minimes de Ghâtelleraut, 150 livres ; les abbés et religieux de la Gour-Dieu, 60 livres ; le prieur de Flotin, 60 livres ; les religieuses de la Madeleine, 150 livres (on ne faisait que confirmer le rachat fait par Gharles IX, le 29 novembre 1561) (2) ; les Gordeliers de Meung, établis en 1459, 15 livres ; les Ghartreux d'Orléans, 150 livres (3) ; l'Hôtel- Dieu d'Orléans, 300 livres; les. Jésuites d'Orléans, qui avaient succédé à l'abbaye de Saint-Samson, 300 livres ; les religieuses de Sainte-Glaire de Gien, fondée par Anne de Beaujeu, en 1497, 140 livres; les abbé et religieux de Saint-Ëuverte, 100 livres ; les abbesse et religieuses de Saint-Loup, 120 livres ; l'abbesse de Voisins, 150 livres. A titre d'échange et de fief : le seigneur d'Ascoux, 60 livres ; le seigneur d'Auvilliers, 180 livres ; le seigneur de Bellegarde, 100 livres ; le seigneur de Bouilly, 60 livres ; le seigneur de Ghambon, 60 livres ; le seigneur de Ghemault, 90 livres ; le seigneur de Chenailles, 90 livres ; le seigneur

(1) Ar. F. Lorris.

(3) Les Chartreux adressèrent supplique sur supplique au duc d'Orléans, demandant que la délivrance en nature leur lût continuée; celui-ci n'y consentit pas, mais, en 1698, porta à 400 livres la rente qui leur était payée.

de Fay-aux"Loges, 60 livres ; le seigneur de Laiigesse, 120 livres; le seigneur du Plessis (Vitry), 60 livres; le seigneur de Rebréchien, 360 livres ; au total, 2,935 livres. Les différents chaulTages que recevaient les officiers des forêts et ceux du domaine, y compris le capitaine des chasses, furent, eux aussi, sans exception, convertis en une rente fixe dont le total s'éleva, pour les premiers, . à 6,310 livres ; pour les seconds, à -1,900 livres ; au total : 8,210 livres (1>.

Les habitants des paroisses sur le rein ou dans l'enclos de la forêt purent envoyer leurs porcs au panage, ù proportion de la glandée, après reconnaissance et estimation, en payant aux receveurs du domaine les droits accoutumés. Les divers officiers forestiers pouvaient envoyei-, gratuitement, en forêt, un certain nombre de porcs chacun (2).

Quant aux droits au pâturage, ils ne furent vérifiés et réglés que par un procès-verbal de M. de Ménars du ■12 septembre 1675, approuvé par un arrêt du Conseil du roi du 21 mars de l'année suivante. M. de Ménars se montra fort généreux ; il accorda k toutes les paroisses qui le demandèrent, même à celles qui ne purent produire aucun titre, la liberté d'envoyer paître, en tout temps et par toute la forêt, leurs bêtes aiimailles, dénomination qui ne comprenait plus, à cette époque, que l'espèce bovine dans les coupes ayant quatre ans et un mois, et leurs chevaux, dans celles de trois ans. Il concéda à chaque paroisse, ainsi que nous l'avons dit au chapitre premier, des vagues pour le parcours de leurs bCtes blanches (mou-

(1) Beg.

(2 Id.

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