CHAPITRE ÏV
cent seize ans, de 44 p. 100, en supposant qu'en 1670 il y avait 4 habitants par feu. Seuls, Chanteau et Marigny ont vu le nombre de leurs habitants diminuer (1).
Comme nous l'avons dit, l'usage au bois mort avait été supprimé, et M. de Ménars n'ayant stipulé aucune redevance pour l'abandon des vagues aux bêtes blanches et le droit au pâturage des bêtes aumaillcs et des chevaux, les paroisses usagères prétendirent qu'elles ne devaient plus rien. Mais les mines de grains et autres droits divers que payaient, jusque-là, non sans quelques difficultés, d'ailleurs : Donnée, les Bordes, Bouzy, Bray, les Choux, Coudroy, Dampierre, Lorris, Montereau, le Moulinet, Ouzouersur-Loire et Vieilles-Maisons, avaient été engagés, en 1594, au marquis de l'Hôpital, avec le domaine de Lorris. Il s'agissait, annuellement, au total, de 800 mines de bléseigle et 400 d'avoine, et l'engagiste, alors Camille Savary, seigneur de Brèves, dont la famille avait succédé aux l'Hôpital, en 1G22, ne voulait pas y renoncer, d'où des procès sans fin, tant au Parlement que devant le Conseil du roi, des tumultes, de véritables rébellions. Les paroisses qui se signalèrent le plus dans leur résistance furent celles de Bonnée, les Bordes, Bray et Ouzouer; à Bray, notamment, en 1685, on sonna le tocsin à l'arrivée des huissiers. Enfin, en 1732, intervint un arrêt qui abaissa
(1) Nous nous sommes reporté au Dénombrement du royaume, par M., employé dans les finances, publié à Paris en 1709, et nous avons trouvé, pour l'ensemble de ces paroisses, 399 feux de moins que n'en indique M. de Ménars, ce qui ferait une diminution de 1,596 habitants, soit 6 p. 100, correspondant à la dernière partie du règne de Louis XIV. Mais tous ces chiffres ne peuvent être considérés que comme des indications générales.
lE DE LA FORÊT D'ORLÉANS
î, pour tenir compte de la suppression i mort. Le seigneur engagiste réclama é au duc d'Orléans, qui, le 5 mai 1749, e- treize ans de débats, rachela l'engae de Lorris, et rien ne fut plus réclamé
iii peu inconsidérées, de M. de Ménars mal à la forêt, et on s'efforça, à pluies restreindre.
1 de reconnaissance de la ligne de lit qu'il est de droit commun, dans la |ue paroisse ne puisse envoyer pâturer wn propre territoire, et c'est à peu près
5eil, du 14 juillet 1719, annula les règleà la forêt d'Orléans concernant le p&tul'exécution, stricte, de l'ordonnance de LX riverains d'envoyer paître leurs besqui ne seraient pas déclarés défensables forestiers. Mais il ne fut tenu aucun scriptions; tout ce qu'on put obtenir fut énéral, l'entrée des bestiaux dans les u'à onze ans et un mois, pour les bêtes 18 et un mois, pour les chevaux, itrée de 2 arpents de haut bois, qu'avait mpierre, dans la Petite-ForÈt-de-Sainte, moyennant l'abandon de 216 arpents, comme nous l'avons dit au cliapitre II.
et Orléans. — C'est également là qu'a été suit, jusqu'à la fin du chapitre, sauf indicu-