‹ Histoire de la Forêt d'OrléansChapitre 150 sur 180 · FAGE · texte numérisé non relu

FAGE

Boi8 paré ^ dur.

Le stère.

Charbonnette.

Le stère.

Bourrée».

Le cent. <

Une simple inspection de ce tableau fait voir que les prix des bois, après s'être élevés, à plusieurs reprises, sont redevenus, sensiblement, les mêmes qu'il y a soixante ans; et comme le prix de la main-d'œuvre a augmenté, le bois sur pied vaut, certainement, moins cher qu'à cette époque Ajoutons que le bois de feu de première qualité se vend,

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actuellement, dans Orléans, 13 fr., exactement le mèn» prix qu'en 1830.

Les écorces ont, elles aussi, sensiblement baissé depui:: quelques années. En 1883, le cours des é>;orces fines, à la foire qni se tient à Gien, le deuxième lundi de carême, el qui règle les prix pour tout le département, était de 96 fr. les 1,000 kilogrammes, soit 192 fr. les 100 Lottes ; depuis lors, il a toujours été en diminuant et n'était plus que d( 66 fr. 25, soit 132 fr. 50 les 100 bottes. C'est â peine, main. tenant, si les adjudicataires ont intérêt à écorcer.

Nous n'avons parlé jusqu'ici que des bois feuillus. Depuis 1871, époque où la forêt d'Orléans a commencé â fournir des produits résineux en quantité appréciable, jusqu'en 1889, le prix de ceux-ci, saut pendant les deux ou trois années qui ont suivi le verglaset le grand hiver, n'a cessé d'augmenler. Il a, parfois, atteint et même dépassé celui des bois durs, du moins pour le paré. Depuis deux ans, toutefois, il s'est produit sur cette catégorie une baisse sérieuse et qui menace de s'accentuer encore, par suite de l'emploi, de plus en plus fréquent, du charbon de terre. Nous avons établi, d'après les procès- verbaux de dénombrement des coupes par uniiés de produils et d'après les mercuriales des ports du canal d'Orléans, les prix moyens des bois parés, non fendus et non pelés, et des bourrées, de pin, le tout façonné sur le parterre de la coupe pour que la comparaison soit plus facile à faire avec les prix des bois feuillus. Nous avons admis que le pelage coûtait .W centimes par stère, et la fente, 75 centimes, puis, que la diminution de volume causée par la première opération était, exactement, compensée par le foisonnement dû à la seconde.

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