‹ Histoire de la Forêt d'OrléansChapitre 151 sur 180 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

ANNÉES-

BUIS TARÉ Ltilèrs.

BOURBÉBS.

Le nul.

Produits en matière et en argent. — Pt bien longtemps, le produit de la foret d'Orléans i sentiellement variable, ne dépendant que d£s l du Tréâor, royal ou ducal. Nous allons citer qu chiiTres :

Vers le milieu du XIII'^ siècle, le revenu tôt

durant plusieurs années, de 250 livres, en moyenne. A la môme époque, l'évêque d'Orléans retirait de 1,700 à 1,800 livres de ses bois, défalcation faite des droits de gruerie (1).

Pendant l'exercice financier commençant à la Saint- Jcan-Bapliste 1402, pour finir à pareille date, l'année suivante, il fut encaissé, par le duc, pour vente de bois, y compris la part provenant de la gruerie :

Dans le Chaumontois 210 livres.

Dans le Milieu 105 — •

Dans Vitry 328 —

Dans Courcy 311 —

Dans Neuville 659 —

Dans Goumast 304 —

Pour bois de chasble et divers, dans

toute la forêt 29 — (2)

Au total. . . . 1.946 livres.

En 1458, il fut coupé, au tréfond du roi, 441 arpents qui rapportèrent, seulement, 1,311 livres parisis, soit un peu plus de 3 livres par arpent; les ventes diverses produisirent 1G3 livres parisis 10 sous 11 deniers; ce qui représente 1,474 livres parisis 10 sous 11 deniers comme revenu total de la forêt.

De 1416 à 1458, dans les Gardes du Chaumontois, de

(2) Ar. D, Chambre du Domaine. Compte de la gréneterie, A. 1803.

îureyet de Neuville, le prix de l'arpent varia de 3 120 sous parisis (1).

Dans la seconde moitié du XVI" siècle, les forestiers Aimaient, dans la Garde de Goumast, un arpent de taillis 12 ou 15 livres tournois, et un arpent de futaie à 80 livres urnois (2).

La conversion de la futaie en taillis allait augmenter, insiblement, pendant près d'un siècle, les produits de

forêt; ils s'élevèrent à 42,016 livres tournois 13 sous, en 107, et à 38,924 livres tournois, l'année suivante; soit, au luvoir actuel de l'aident, 191,395 et 177,306 fr. L'arpent î futaie s'était vendu, en moyenne, 268 livres tournois, lit 2,391 fr. l'heclare, au pouvoir actuel de l'argent (3). (1 1638, il fut fait des coupes pour une somme de ),000 livres (4), mais c'étaient des coupes exlraordinaires,

Le Maire (5) attribue, vers cette époque, à la forêt d'Orans un revenu moyen de 16,000 livres.

A partir de 1661, lorsque la vieille futaie eut disparu s revenu baissa notablement; en 1664, les ventes du êfond royal ne rapportèrent plus, en principal, que 458 livres tournois 6 souo 8 deniers <au pouvoir acluel ! l'argent, 14,960 fr.), auxquels il faut ajouter, pour les ■oits de gruerie, 4,113 livres tournois 14 sous 1 denier u pouvoir actuel de l'aident, 11,275 fr.); et, en 1665, Ai livres tournois 1 denier <au pouvoir actuel de l'ar-

(1) Ar. D. Duché d'Orléona. Eaux et forêts, A. 955.

(3) Ar. F. Orléaoa.

(4) Ar. D. Notes des euregist ta généralité d'Orléens, p. 1

(5) Ant., p. 45.

gent, 17,660 fr.), plus C,0I5 livres tournois 6 sous 2 d niera {au pouvoir actuel de l'argent, 16,485 fr.), pour 1 droits de gruerie(l).

Ces droits étaient, trop souvent, diminués" d'une m nière frauduleuse par les tréfonciers, qui, avec la conr vence des officiers forestiers, faisaient acheter, par d personnes à eux, leurs coupes à vil prix, pour les r vendre ensuite plus cher.

L'ordonnance de 1669, en révoquant la plus gram partie des us^es au bois qui absorbaient toutes les n sources des forêts, augmenta, singulièrement, le revenu > celle d'Orléans, que, peu après, vint élever encore, oomr nous l'avons dit plus haut, l'ouverture du canal.

Durant les vingt années qui précédèrent la Révolutio de 1769 à 1789, le tréfonds royal rapporta, annuellemei en moyenne, 308,605 livres 1 sou 3 deniers, soit à peu pr 13 livres par hectare. Les coupes, âgées d'environ treni huit ans, se vendaient, en moyenne, i88 livres l'hectai Pendant la même période, la totalité des bois en gruei rapportèrent, par an, 309,286 livres ii sous 9 deniei soit moins de 12 livres par hectare, et leurs coupes, e ploitées k rage moyen de vingt-sept ans, ne se vendire que sur le pied de 315 livres l'hectare (2j.

Plinguet (3) nous donne le premier aperçu du produ en matière, de la forêt d'Orléans, d'après des calculs fa sur un total de 30,000 arpents, formant 900 ventes diff rentes, prises dans toutes les parties du grand mas

(1) Ar. F. Orléans.

|2) Mé. M.

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