CHAPITRE V
Orléanais. L'arpent, exploité à Tâge moyen de trente-deux ans, aurait fourni, alors, 8 cordes de port à l'arpent, ce qui représente 80 stères à l'hectare. Nous devons dire, une fois pour toutes, que l'évaluation du produit, en matière, est toujours entachée d'une légère incertitude, car elle a, forcément, pour principale base l'estimation sur pied faite par les agents locaux, qui sont loin d'être" infaillibles.
Après la Révolution, lors de la prise de possession de la forêt d'Orléans par la nouvelle administration, celle-ci estimait que les taillis de trente ans fournissaient, eux aussi, 80 stères à l'hectare; ceux de vingt ans, 45; et ceux de quinze ans, 4,500 bourrées, seulement.
Pendant la période décennale de 1808 à 1818, l'hectare rapporta 20 fr. par an, pour toute la forêt.
Sous la Restauration, la moyenne du prix de vente de l'hectare de taillis fut de 675 fr.
• Elle s'éleva à 725 fr. sous Louis-Philippe, et le revenu, à l'hectare, pour toute la forêt, à 26 fr. Les agents forestiers estimaient que le produit, en matière, de cet hectare moyen était de 2 mètres cubes 655 décimètres cubes, se partageant en : bois d'œuvre, pour 4 centièmes; bois de feu, pour 71 centièmes ; bourrées, pour 25 centièmes ; ce qui donnerait une valeur de 9 fr. 79 cent, au mètre cube de tout bois.
Le revenu, à l'hectare, tomba à 19 fr. pendant les cinq premières années qui suivirent 1848.
Durant les dix ans qui précédèrent l'aménagement de 1867, la moyenne du prix de vente de l'hectare de taillis fut de 705 fr., et le revenu, à l'hectare, pour toute la forêt, de 22 fr., en tenant compte, pour moitié, des parties alié-
nées dans cet intervalle. D'après les procès-verbai timation, le produit, en matière, à l'hectare, an de 2 mfitres cubes 56 décimètres cubes, se parlage bois d'oeuvre, pour 9 centièmes; bois de feu, pour tièmes; bourrées, pour 29 centièmes; écorce; 1 centième; ce qui représenterait une valeur de pour le mètre cube de tout bois.
Pendant les vingt années oi'i fut appliqué l'ai ment de 1867 (dix-neuf ans pour la section de Le forêt rapporta, exactement, 28 fr. 61 par hect dépouillant les procès- ver baux d'estimation des sur pied et ceux de dénombrement des produits de cies, on trouve que le produit, en matière, a été de i cubes 751 décimètres cubes, se partageant ei d'œuvre, pour 10 centièmes; bois de feu, pour tièmes ; bourrées, pour 26 centièmes ; écorces, pot tième; ce qui représenterait une valeur de 10 fr. le mètre cube de tout bois. Dans ces chiffres, les i entrent, depuis dix ans, pour 20 centièmes, 15 centièmes, bois de feu; 5 centièmes, bourrées (1
On voit que, si l'on fait abstraction du pin, h rapporté un peu plus que de 1857 à 1867, mais me sous le régne de Louis-Philippe.
Pour avoir le revenu net, à l'hectare, ii faut aji qu'ont rapporté, annuellement, les produis second toutes sortes : menus produits du sol (plants
(1) Nou3 avons cru devoir comprendre dans la co totale de la for^t plus de 400 hectares aliénés dès les p années de l'applicalion de l'aménagement de 1867, car il: exploités à blanc étoc, au profit de l'État, au moment adjudication.