CHAPITRE V
Poirier à feuilles de Sauge, Pyrus SalvifoUa, i Boreau (FI.).
Potygala du calcaire, Polygala calcarea, plante v Boreau (FI.).
Polygonier commun, Polygonatum vutgare, planti — Boreau (FI )
Porceile tachée, Hypochoaris maculata, plante Canton du Harcbats Lairon. — Jullien.
Potamot A feuilles de renouée, Potomageton JF folia, plante Mvace Bords de la route départt no M. — Nouel.
Raiponce en épis, Phyteumn spicalum, plante Canton d'Ambert et des Orfosses-Mo aillées. — Jull
Renoncule cerfeuil, Ranuncalus chœrophyllos vivace. — Boreau (FI.).
Renoncule tripartite, Uanunculus tripartitus, plu nuelle. Fossés des routes des Avaux à Saint-Lï Neuville. — Jullien.
Ronce bcillante, Rubus nitidus, arbrisseau. Bon route des Raies, commune de Chanteau. — Julliei
Ronce de genévrier, Rubus genevieHi, arbrîsseai de la route des Raies, commune de Chanteau. —
Ronce feuillée, Rubus foUosits, arbrisseau. Bon route des Raies, commune de Chanteau. — Jullier
Ronce râpe, Rulnts radula, arbrisseau. — Jullier
Rosier bidenté, Rosa biserrata, arbrisseau. Cai Tailles-Gillettes. — Humnicki.
Scille à deux feuilles, Sâlla hifolia, plante vivace de la Chieuse. — Boreau (FI.).
Scirpe flottant, Sdrpua fltdtans, plante vivace de Planqnine. — L'abbé Dubois.
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Vii'il'^ilA' fer do: ht!¥V!, yi'Ja laiMiii'Âia. ^f^amte ntaice.
302 HISTOIRE DE LA FOBÊT D'OBLÉANS
Le second, dit chemin du Sel ou des Bonrgi allant de Bourgogne également à la Ronce. Sur se ne se rencontre aucun monument celtique; sa d est beaucoup moins rectiligne que celle du précéc n'était probablement qu'un chemin de négoce, pa transportaient, dans l'intérieur des terres, les i marchandises, le sel notamment, remontant la Le qu'au point oCi pouvait atteindre la navigation d' chure. Il passait : à Saint-Germain-des-Prés ; à Mo où il franchissait le Loing, près de Benne; à. Nogi Vemisson; à la Mi-Voye; à la Chaîne; à la Sablon Ballegent; k la Carbonnière {!). Nous en avons c sur les lieux, un tronçon qui, traversant la route de Lorris à Sully, à la Borde, et celle de Lorris à I à la Ruche, disparait dans la forêt, à Platteville, l'étang des Bois. Le chemin que, vers Châteaur désigne sous le nom de la Roann a. était, probab.^...^...,, son extrémité.
Les routes de l'époque gallo-romaine ont laissé de plus nombreux vestiges; on compte un certain nombre de celles-ci qui traversaient la forêt d'Orléans. Ce sont :
1" La route de Genabum à Autricum (d'Orléans à Chartres). Elle passait par Cercottes, Artenay, AUaines, Alloue. Elle se reconnaît encore assez facilement à la surface du sol (2). En 1867, on a découvert, sur son parcours, à la ferme de Monchéne, des substructions de l'époque romaine. Sous la Restauration, on a exploité les pierres qui la constituaient vers Creuzy, entre la Croix-Briquet et
(1) An. G., t. 1-'. A. le Boy.
CMAPITBE VI 303
leuve, proche d'Artenay ; cette partie était désignée 'anciens titres sous le nom de Chemin de César, et Sfricliée au milieu du XVIIs siècle (1). Peutinger n'en as mention.
La route de Genabum à Lut éce (d'Orléans à Paris), lassait à la Croix-FJeury, Sai nt- Lv6 Aulray, Saclas, gagnait Étampes, etc. la chaussée de Saint-Lyô en ; probablement partie (2).
La route de Genabum à Agedincum (d'Orléans à Sens), luivait la route actuelle d'Orléans à Pithiviers, jusqu'à mbranchement avec celle de Briare à Angers, puis la ait jusqu'à la hauteur du pont de Boigny, où elle la rsait; passait: aux Barres, proclie la station actuelle de ecy; aux Trois-Croix; à Ingrannes; laissait à gauche ur-Dieu, et à droite Sainte-Radegonde, pour aboutir ambon, Nancray, etc. (3). La carte du ministère de l'intérieur en indique, vers les Trois-Croix, une section qu'on appelle, dans le pays, le chemin Perré ou Pavé. En 1888, M. de Sainte-Venant, membre de la Commission de révision de l'aménagement de la forêt, remarqua, sur une bande parfaitement droite et d'une très faible largeur, l'existence d'un fouillis de végétaux calcicoles, surtout de cornouillers mâles et de nerpruns, espèces qui ont besoin de calcaire pour prospérer et qui font absolument défaut dans le pays; c'était la portion de cette route qui traversait la forêt actuelle sur plus de 7 kilomètres de long. Des fouilles furent exécutées et partout on ren-
(J) Me. S., t. XI. L'abbé de Torquat.
contra, protégée par une couche d'humus variant de 20 à 05 centimètres, ce qui atteste que la route est abandonnée depuis un fort long temps, un lit, parfois plusieurs, de pierres, disposées en radier et provenant du calcaire de Beauce, dont on ne trouve de traces qu'à 10 kilomètres au moins de là, aux environs de Fay-aux-Loges. Ces pierres, plates, de la grosseur de un à trois poings, généralement posées de champ plus ou moins obliquement et calées par de plus petites, sont, parfois, consolidées par un mortier de chaux et de sable fin. L'épaisseur de chaque lit varie de 16 à 25 centimètres. La présence de quelques rameaux de vieux chemins, se détachant de la voie principale, fut aussi constatée; mais les signes par lesquels ils manifestent leur existence sont peu sensibles et peu continus (1), Cette chaussée, d'abord droite, comme nous venons de le dire, parait un peu tortueuse avant d'atteindre Ingrannes, ce qui tendrait, peut-être, à prouver qu'elle a une origine antérieure aux Romains.
4" Une autre route romaine d'Orléans à Sens, indiquée sur la carte jointe à l'ouvrage de Jollois (2). Elle se séparait de la précédente vers Boigny, et, laissant à gauche Sullyla-Chapeile, Sury-aux-Bois, Beauchamps, passait à Lorris, Nogent-sur-Vernissonj et allait rejoindre Sens par Craon.
5" Une route allant de la Ronce vers Sens, cOtoyant, au moins dans la traversée de la forêt, la voie celtique dont nous avons parlé plus haut, et même établie bien souvent sur elle (3).
(1) B. S., t. IX.
(3) An. G., 1. 1". A. le Roy,