CHAPITRE VI
En 1870, comme nous l'avons dit au chapitre III, certaines routes, parmi celles qui débouchaient sur la lisière nord de la forêt, depuis Bellegarde jusqu'à Chevilly, furent coupées par des ouvrages défensifs; un grand nombre d'autres furent défoncées et labourées, de façon à les rendre à peu près impraticables. Ce sont les Français qui paraissent avoir eu, surtout, à en souffrir; le 24 octobre, le général des Pallières, pour se rendre de Saint- Lyé à Rebréchien, fut obligé de faire un grand détour par Loury ; puis, dans la nuit du 3 au 4 décembre, le général Minot, qui avait reçu l'ordre d'aller, avec 8,000 hommes, de Nrnrillr f^njTnrr Orlt^finn, rn pn^^mt par Rebréchien,
dut abandonner une bonne partie de son artillerie, embourbée dans les routes transversales forestières (1).
La forêt d'Orléans est, actuellement, traversée par 2 routes nationales : la route n» 51 d'Orléans à Givet ; la route no 60 de Nancy à Orléans, complètement retracée en 1766; leur longueur totale est de 8,085 mètres ; 4 routes départementales : la route n® 3, de Pithiviers à Aubigny; la route n" 8, d'Orléans à Joigny ; la roule n» 12, d'Argent à Champrosay; la route n» 17, d'Orléans à Étampes- leur longueur totale est de 20,038 mètres; 9 chemins vicinaux, dont la longueur totale est de 58 kilomètres, en chiffres ronds; quelques routes appartenant aux communes et qui restent, pour la plupart, sans aucun entretien; 1,175 kilomètres de routes forestières, dont 88 kilomètres empierrées et 1,087 kilomètres en terre. Un petit nombre de routes forestières est grevé de droits de passage au profit,
(1) Campagne de 1870-lS^l, par M. Martin des Pallières. Orléans, passim.
HISTOIRE DK LA FOKÈT D'ORLÉANS
3 diverses fermes, soit de certaines commun' de Marville appartient à un particulier, avec dr isage pour l'État. Les routes forestières sont enti : par des gardes cantonniers, maintenant au nomt ainsi que nous l'avons dit au chapitre IX; puis : des sommes, assez considérables, mises :, chaque année, sur les coupes ; d'une bonne par jrnées dues par les concessionnaires de menus pj enfin, de crédits accordés par l'administration, t rs se sont élevés, en moyenne, à 29,000 fr. depi s.
Les ces routes, formant de longs alignements droi e facilite singulièrement le peu de relief du s nt un aspect de grandeur à ta forêt d'Orléans naintenant, en nombre suffisant pour la vidange, e laquelle elles ont été, à peu près exclusiveme s. Un trop petit nombre encore est, cependant, ei , La plupart sont munies de poteaux indicateu létruita en 1870, ont été réinstallés en juin ii
tre lignes de chemins de fer traversent, maintena Et : celle d'Orléans à Malesherbes, ouverte en 18'
vant, à proximité de la forêt, les stationspl de : La Foulonnerie, Marigny, Loury-Rebréchii le-aux-Bois, Chilleiirs-Montigny, Labrosse-Sante: l'Orléans à Gien, ouverte en 1873, qui dessert : Cl înf-sur-Loire , Saint- Marti n-d'AbBat, Saint-Ben( \ignan, Bray, Les Itordes, Ouzouer-Dampierre. C( ans a M ontargis, ouverte en 1875, qui dessert Semi icy, Donnery, Fay-aux-Loges, Vitry-aux-Log reux, Nesploy, Boiscommun-Nibelle, Montliard.
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