‹ Histoire de la Forêt d'OrléansChapitre 156 sur 180 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Un arrêt du Conseil d'État du 17 mars 1789 ordonna d'ouvrir, dans les bois du roi, 48 routes nouvelles, de 44 pieds de large, et de donner cette dimension à 36 routes anciennes; mais les événements empêchèrent de l'exécuter (1).

Il fut fait peu de chose, pour les routes forestières, sous le premier Empire, mais l'entretien des anciennes routes royales commença à ne plus rien laisser à désirer. Elles avaient été rectifiées, petit à petit, sans, pourtant, que leur tracé s'écartât beaucoup de celui d'origine. Un décret du 16 décembre 1811 les classa en routes impé- , riales et départementales. Quant aux chemins servant de communication de commune à commune, ce n'est qu'à partir de la loi du 21 mai 1836, qui rendit leur entretien Jif

obligatoire, pour les communes, que Jour état s'améliora, du moins en ce qui regarde ceux qui furent classés vicinaux, et dont le nombre a beaucoup augmenté depuis lors.

Sous la Restauration, dans la partie de la forêt composant l'apanage, on ouvrit un certain nombre de routes, de 12 et jusqu'à 15 mètres de large, fossés compris ; elles constituèrent, avec les quelques-unes qui existaient déjà, le plan général du réseau qui couvre maintenant ces bois.

Sous Louis-Philippe, on ouvrit ou redressa, dans cette même partie, 460 kilomètres de routes; on créa 160 carrefours, 150 ponts en pierre et 800 en bois, et on établit, pour la première fois, croyons-nous, des poteaux indicateurs, au nombre de 300, et 180 barrières fermant à clef, qui, abandonnées après 1848, ne furent pas rétablies

(1) Mé. M.

depuis. De 1830 à 1848, il tut dépensé, annuellement, poi tous ces travaux, par l'administration de la liste civil plus de 30,000 tr. Le reste de la forêt tut beaucoup moii bien traité.

Aussitôt la Révolution de 1848, l'ordre arriva, de Pari d'effacer toutes les inscriptions de routes ou de carrefou rappelant l'ancien état de choses. Dix-huit routes fure. débaptisées; celles, notamment, de : Louis-Philipp Amélie, Clémentine, Montpensier, Wurtemherg, Athali du Uoi, et, aussi... du Gentilhomme! Un certain nomb. de ces noms furent rétablis un peu plus tard.

Sous le deuxième Empire, jusqu'à l'aménagement ( 1867, il ne fut guère ouvert de nouvelles routes, et, tand que les bois de l'ancien apanage se trouvaient presqi suffisamment percés, il était loin d'en être de même dai les cantons d'origine ecclésiastique, où il existait encor entre autres, une enceinte de 215 hectares. Mais si < créa peu durant cette période, on améliora. Plusieurs routes furent macadamisées ; un plus grand nombre, la pierre étant fort éloignée et par conséquent fort chère, furent, seulement, ensablées sur fascines de bruyères, procédé qui donne de bons résultats, pour quelques années du moins, sur le terrain argileux d'une partie de la forêt. L'ensemble de ces travaux coûta, au minimum, 40,000 fr. par an pour toute la forêt.

Selon les prescriptions de l'aménagement de 1867, t ouvrit, dans les premières années qui suivirent son appi cation, au moins 200 kilomètres de chemins nouveau sur 8 mètres de large, entre fossés. On en macadamisa ensabla quelques-uns^ et ce travail se continue enco maintenant. -

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