CHAPITRE VII
Il fut assez souvent accordé des permissions de chasse, seulement personnelles, puis parfois en fief, à titre de véritables droits d'usage. Voici, d'après le Livre des usages de la forêt d'Orléans (1), celles de ce genre qui existaient encore à la fin du XV^ siècle.
L'abbaye de Saint-Benoît avait obtenu de Louis-le-Gros, en 1108, tous droits de chasse, sauf sur le cerf, la biche et le chevreuil, dans les bois que les rois avaient donnés à l'abbaye.
En 1256, saint Louis, ayant donné à Eudes de Lorris, sous l'hommage de la couronne, la maison de Gourpalais, en la paroisse de Montereau, concéda aux habitants de celle-ci le droit de chasser, « tant aux oiseaux qu'aux petites bêtes », dans la garenne de Lorris.
En 1307, les maisons de Primbert ou Plaimbert, en la paroisse de Gourcy, et de Ghamerolles, en celle de Ghilleurs-aux-Bois, avaient, « es Gardes de Neuvy et Gourcy, le droit de chasse aux bêtes à pieds clos », c'est-à-dire loups, renards, lièvres, lapins. Un acte d'échange, de cette même année, estime ce droit à 13 livres parisis de rente.
En 1317, Philippe V donna aux habitants de Marchais- Greux, Buisson-Aiglant et Puteville, le droit de « giboyer aux oiseaux avec tels engins et oiseaux que bon leur semblera ».
Aux termes de lettres-patentes, délivrées en 1328, en faveur de Jean d'Auxy, les habitants de La Motte-de- Montboferrand et de La Brosse avaient « la chasse en ^|
toutes manières de bêtes à pieds clos, à prendre à furest,
(1) Ar. D., A. 2049.
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