CHAPITRE VII
Nesploy; Neuville-aux-Bois; Nibelle; Ouzouer-sur-Loire; Vitry, où il existait déjà, sous Louis-le-Débonnaire, une demeure royale, qui fut probablement détruite par les Normands, et dans laquelle, dit Quicherat, mourut Henri 1er.
Les séjours des rois de France^ dans le Gâtinais (1) signalent les fréquentes présences, dans ces pallatia regia, de : Thierry IV; Carloman; Louis I^r; Charles-le-Chauve ; Charles-le-Simple ; Lothaire; tous les rois capétiens, sans exception, jusqu'à Philippe IV inclus ; Philippe V; Charles IV ; Philippe VI. Ceux qui paraissent avoir été attirés le plus souvent par le gibier de la forêt sont : Robert, qui revenait presque tous les ans chasser en septembre, au moment du rugitu des cerfs, comme le dit une lettre, citée «par Quicherat, de Fulbert, évêque de Chartres, au duc d'Aquitaine; Louis VII, dont on a noté jusqu'à dix-huit déplacements à Lorris; Philippe-Auguste, qui y vint presque aussi souvent. Quelquefois aussi, les rois séjournaient dans les divers couvents établis à portée de la forêt, à la Cour-Dieu notamment, et surtout à Saint-Benoît.
C'était, en général, une bonne fortune pour le pays que ces séjours royaux ; cependant, ils ne laissaient pas que d'être parfois onéreux, par suite du droit de Brenage, que l'on fait remonter à Louis-le-Jeune et qui existait encore en 4343. En vertu de ce droit, les habitants devaient nourrir les hommes, les chevaux et les chiens des équipages de chasse du roi, ou même des seigneurs haut justiciers, quand ils arrivaient dans une localité (2).
Et ce n'était pas une mince charge, car voici comment
(1) Par Eugène Thoison. Paris-Orléans, 1888.
(2) Me. S., t. XIX. (Miio Foulque de Villaret.)
omposés ies équipages royaux en 1285 : un maître uconnerie, qui avait sous ses ordres six fauconyés à raison de 3 sous 6 deniers par jour, plus
par an pour l'entretien de leurs chevaux, et auir l'achat de leurs robes. Un niattre veneur, qui tJ6 sous par jour, commandait : à trois veneurs, aux ! 3 sous par jour chacun, plus 14 livres par an ilretien des chevaux, 5 livres pour robes, et 17 sous ihes; à un valet des veneurs, qui touchait 18 derjour pour gages, i livres par an pour robes, et ftour son cheval ; à quatre valets de chiens, payés de 6 deniers par jour ; et à deux archers aux gages TS de 2 sous. Il n'y avait que peu de chiens, dont ait la nourriture coûter 1 dénier par jour et par s équipages furent considérablement augmentés UÇG«sseurs de Philippe III.
is se montrèrent, en général, fort jaloux de leur ilusif de chasse, d'abord restreint aux lieux où ils la haute justice, puis étendu sur les bois en
Cependant Hugues Capet, en 990, permit aux d'Orléans de chasser dans toute la forêt, comme,
ils l'avaient fait autrefois (1). Le roi Robert, rauicherat (2), leur retira ce privilège, mais remit es choses en leur premier état; Venationem quoque iodigœ, quant per quamâant eonventionem subrireddo. Cette faculté parait avoir subsisté pendant loyen Sge, mais la coutume finit par l'abolir; d'aili évêques cessèrent de chasser ft courre (3),
:., t. viir, p. 488.
s., t. IV.