‹ Histoire de la Forêt d'OrléansChapitre 173 sur 180 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

2 deniers pour un loup détruit, et 4 pour une louve, par feu situé à deux lieues à la ronde. Ce droit était levé par les collecteurs et marguilliers des paroisses; en étaient exemptés, seulement, ceiix qui ne payaient pas 5 sous de taille, au minimum. Malgré toutes ces précautions. Le Maire raconte (1) qu'au mois de juin 1548, des loups cerviers et ' autres bêtes cruelles, sortant de la forêt d'Orléans, se répandirent dans les villages, dévorant hommes, femmes et enfants, de sorte qu'il fallut armer les paysans pour les exterminer. Une ordonnance de janvier 1583 prescrivit aux grands-maîtres de faire assembler, trois fois Tannée, un homme par chaque feu des paroisses de leur ressort, avec armes et chiens, pour la chasse aux loups. Des ordonnances de mai 1597, janvier 1600, juin 1601, exhortèrent les seigneurs haut justiciers et de fief à réunir, tous les trois mois, leurs tenanciers pour se livrer à la destruction des loups, renards, blaireaux et autres bêtes nuisibles; mais des abus ayant eu lieu, un arrêt du conseil du 3 juin 1671 défendit toute convocation d'assemblées de ce genre, avant que deux gentilshommes du pays, nommés par les intendants et commissaires départis dans les provinces, se fussent assurés si les habitants pouvaient, sans inconvénient, quitter leur labeur. La taxe des frais faits pour la chasse devait être arrêtée par ces gentilshommes, à raison de 2 sous par paroisse environnante. Cette disposition, d'abord appliquée seulement à la Picardie et à la Champagne, le fut à tout le reste du royaume par arrêt du 16 janvier 1677. En 1697, on payait, dans l'Orléanais, pour un gros loup 4 livres tournois, et

(1) Ant,

HISTOIRE DE LA FOBlÏT D'OHLÊANS

n louveteau 5 livres tournois; soit, au pouvoir le ratant, 50 et 18 fr (1).

erf, cet animal des nobles chasses, ce héros obligé aies assemblées, a servi, lui aussi, à dénommer un rand nombre de lieuœ dils de la forêt, particulièreans le Chaumontois.

n est pas ainsi du sanglier, ni surtout du cbevreuit, :aissent, cependant, avoir été de tous temps fort ïux dans celle-ci, spécialement le dernier, quoique lier, l'animal essentiellement nomade que l'on cont dû parfois, obéissant aux lois mystérieuses qui nt ses exodes, abandonner, momentanément, notre ont le terrain lui convient pouitant si particuliére-

lim, dont on trouve une fois le nom dans le Chan- 3 : le Parl-mix-Dins ou le Pavé-auj:-Dins, est un de parc plus que de grande forêt et n'a dû être, de nps, qu'à l'état d'exception, li les menus gibiers, le lapin a été, certainement, le mmun, quoique le sol de la forêt n'en favorise pas iion, et qu'à aucune époque il ne se soit produit de 5 bien graves spéciales à ce petit animal, pourtant si

ce qui est vraiment cligne de remarque, c'est la X du faisan, constatée : par les lettres-patentes i citées plus haut, en faveur des habitants de la le-Montboferrant et de la Brosse ; par un aveu de

par A. de l'Hospital, du 27 aoilt 1408 (2); et par

'. D. Chàtelleoie de Lorrls. — Oosistance île la Châlel-

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