CHAPITRE II
Aucun de ces ruisseaux ne peut servir à )a vidange des is, mais il n'en est pas de môme d'un cours d'eau artiiel qui unit ta Loire au canal du Loing, depuis Combleux, 4 kilomètr'es d'Orléans, jusqu'à Langlée, un peu aussous de Montargis, Nous voulons parler du canal '"Orléans.
Un édit royal de 1679 en donna la concession à M. le uc d'Orléans, frère de Louis XIV. Le 23 avril AfiSi, le rince céda son privilège au sieur Lambert et Compagnie, ui, cinq ans après, fut obligé de renoncer à l'entreprise, es travaux furent continués alors par le duc d'Orléans, et ï canal, d'une longueur totale de 73,304 mètres, fut înauuré le 5 mars 1699, après avoir coûté 8 millions de livres )umois, soit de 30 à 31 millions, au pouvoir actuel de argent (1).
11 emprunte une partie du cours du Cens, reçoit les aux de plusieurs étangs de la forêt que nous indiquons lus bas, passe dans le bassin hydrographique du Loing,
(1) Cette évaluatiOQ, qui ne peut Sire qu'approximative, avonscus besoin de le dire7 a été obtenue, aiosi que celles que I'oq ■ouvera dans la cours de ce travail, d'abord en calculant la aleur, er^^ent, aux diverses époques, de la livre tournois, en loonaies décimales, d'après les données du mémoire de [. Nalalis de Vailly sur les Variations de ta Hors tournois epuia le règne de saint Louis jusqu'à i'établiaaement de la lonnaie décimale, IS&T ; puis en appréciant le pouvoir actuel s ces sommes, par la comparaison de celles qu'il faut payer ;tuellement avec celles qu'il fallait payer aun mêmes époques B calcul a été fait par quart de siècle), pour se procurer, ti riéans, uue éj;ale quantité moyenne de blé, orge, seigle, avoine, après le mémoire de M Mantelier sur la Valeur des princitles denrées et marchandise» qui se oendaient, en la aille -Orléans, aux XIV'-XVIII'' siècles. (Me. S., t. v.j
par un bief de partage de 18,721 mètres, situé entre Combreux et Grignon, et se réunit à la Bezunde. Le versant de la Loire a, sur une longueur de 26,853 mètres, une pente de 29 mètres 86 centimètres, rachetée par 11 sas écluses; celui de la Seine, sur une longueur de 20,730 mètres, a une pente de 40 mètres 22 centimètres, rachetée par 17 sas écluses.
Le canal d'Orléans traversait, dans le principe, diverses parties de la forêt, mais, par suite d'aliénations, il ne fait plus que former la limite de celle-ci sur un certain nombre de points, aux cantons de la Gourie et de la Noue- Mazonne.
Sous le premier empire, il fut concédé à une Société d'actionnaires, organisée par décret du 16 mars 1810. Enfin, des lois des l^r avril et 28 juillet 1860 en ordonnèrent le rachat par l'État.
Le canal du Loing, qui, avec celui d'Orléans, met hn communication cette ville avec la Seine, ne fut commencé qu'en 1720 et fut terminé en quatre ans. L'ouverture de ces deux canaux a beaucoup facilité la vidange des Ijois de la forêt, qui purent, dès lors, être transportés jusqu'à Paris.
Nature et état du soL — Le sol de toute la partie sud du département du Loiret, en remontant jusqu'au-delà de la chaîne de collines qui sépare les bassins de la Loire et de la Seine, est due à la même formation géologique; les couches les plus récentes du terrain tertiaire : sables de r Orléanais, marnes de VCh^lëanais, et enfin sables et argiles de la Sologne, se sont déposées successivement dans toute cette région, sur la couche du calcaire de