‹ Histoire de la Forêt d'OrléansChapitre 54 sur 180 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Beauce supérieur. Ce dernier, quand il n'est pa3 masqué par des dépôts quaternaires, se montre sur les rives de la Loire et au fond des principales dépressions dues aux petits cours d'eau qui vont se jeter dans le fleuve. A l'est, cependant, le calcaire de Beauce supérieur fait défaut ainsi que la molasse du Gâtinais et le calcaire de Beauce infé- Heur; les sables de VOrléanais reposent directement alors sur Vargile à silex, quand ils ne font pas défaut eux-mêmes, laissant ce dernier en contact avec les deux couches les plus récentes.

Dans tous les cas, les sables de VOrléanais^ les marnes de VOrléanais, les sables et argiles de la Sologne, forment, seuls, le sol de la forêt actuelle d'Orléans, sauf quelques hectares, au sud-est, recouverts par des dépôts de l'époque quaternaire.

Les sables de VOrléanais dessinent, presque partout, la base du groupe, affleurant, sur une bande assez étroite et irrégulière, de chaque côté de la ligne de faite qui traversç la forêt. Ce sont, suivant le texte joint à la carte de M. Douvillé, auquel nous empruntons la plus grande partie de cette description, des sables grisâtres, où l'élément calcaire est quelquefois assez abondant pour les consolider à l'état de grès, et qui renferment une grande quantité de débris mammifères trouvés surtout aux environs de Neuville-aux-Bois^ Marigny, Rebréchien, Fay-aux- Loges (Amphicyon giganteus, Anthracotherium onoideum, Mastodon tapiroïdes, M. pyrenaïcus, M. angustidens, Dlnotherium Cuvieri, Sus Lockharti, Bhinoceros aurelianensisj . Dans toute cette région, les sables de VOrléanais présentent les caractères d'un dépôt côtier fluviolacuatca^vers l'est, ils deviennent plus argileux et en même temps les osse-

ments fossiles disparaissent, ce qui indique qu'on s'éloigne du rivage. Cette coucbe atteint sa plus grande épaisseur, 20 mètres environ, proche Boiscommun.

Les marties de l'Orléanais constituent, au-dessus de la formation précédente, une couche conlinue, généralement très peu épaisse. Elles sont très irrégulièrement bariolées de parties vertes ai^ileuses et de pariies blanches calcaires, tantôt Roduleuses, tantôt Tarineiises.

Les wiarties et les sables de l'Orléanais sont les seuls terrains calcaires de la forêt, où ils affleurent sur environ 2,760 hectares, comprenant surtout, au nord de la ligne de faite, en commençant du côté de l'est, une partie des Cochenets, de la Noue-Mazonne, de Sainte -Rad ego n de et de Rilly ; k peu près la moitié du Moulin-Neuf; uae partie du M archais-aux -Prêtres et du Marchais-aux-CacMls ; puis, au sud, une parlie du canton de Saint- Eu verte; presque tout Sainte-Croix; tous les Bois-Bains; la plus grande partie des Trois-Bornes; une partie des Vieilles-Poteries; plus de la moitié de la Chieuse; presque tout Semoy ; un peu des Chemeaux, du Plat-Chênê, du Gros-Baril; une parlie du Bois-Thomas, du Haut-des- Bruyères, du Chéneau-Loup, de la Cour-Dieu, des Torillières, de la Troche, delà Mairie, des Houssières, de Centimaisons, de Nestin, de Morches, du Ruet et du Bout-du-Monde.

Plus des neuf dixièmes de la forêt d'Orléans sont sur les sables et argile» de la Sologne. Cette formation, d'une épaisseur d'au moins 40 mètres, comprend des sables artfileux beaucoup moins purs et plus argileux que les sables de l'Orléanais, et des argiles mélangées d'une proportion variable de sable quartzeux grossier. Les deux éléments, argile et quartz, qui entrent dans la composition

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