CHAPITRE III
Ce ne fut que par une loi du 6 janvier 1801 qu'il fut mis fin à l'administration provisoire qui gérait les forêts en France, et que fut établie celle qui existe encore actuellement.
Elle se composa, à l'origine, de cinq administrateurs résidant à Paris, ayant sous leurs ordres, dans les départements, des conservateurs à 6,000 fr. de traitement, des inspecteurs à 3,500 fr., des sous-inspecteurs à 2,000 fr., des gardes - généraux à 1 ,200 fr. et de simples gardes à 500 fr. (i).
Les départements du Loiret, du Loir-et-Cher et d'Indreet-Loire composèrent la septième conservation, dont le siège fut place à Orléans. Les forêts du Loiret furent partagées en trois inspections : celle de Montargis, d'où dépendait le cantonnement de Lorris, l'ancien Chaumontois; celle de Vitry, formée des trois cantonnements de Ghatenoy, plus tard Giiâteauneuf, l'ancien Milieu ; Vitry, plus tard Boiscommun, l'ancienne Garde de Vitry; Traînou, successivement Chilleurs et Sully-la-Ghapelle, l'ancienne Garde de Courcy ; — enfin l'inspection d'Orléans, comprenant les deux cantonnements de Fleury, l'ancienne Garde de Neuville; et d'Olivet, l'ancienne Garde de Goumast ; plus les bois de la Sologne, Joyas et le Briou (2).
Un décret du 26 juillet 1805 plaça à la tête de toute l'administration un directeur général, sous les ordres directs du ministre des finances.
Un autre du 23 mars 1808 créa des inspecteurs généraux des forêts, chargés de s'assurer de la marche du ser-
(1) Ap. H., p. 10.
(2) Ar. F. Lorris et Orléans.
vice dans les départements et d'en rendre compte au directeur général.
Un décret du 18 juin 1808 assigna, dans les audiences des tribunaux correctionnels, une place aux agents forestiers. C'est le seul vestige qui subsista de l'ancienne juridiction des maîtrises (1).
Le i5 février 1814, tous les gardes-généraux et gardes valides de la forêt d'Orléans furent envoyés à Melun, à la disposition de l'autorité militaire, pour la défense de la patrie envahie; mais, le 18 mars, ils furent rappelés à leurs postes sans avoir été employés.
Le rétablissement de l'apanage, en 1814 et 1815, fractionnna la forêt, au point de vue administratif, en deux parties, dont nous allons nous occuper successivement.
Celle qui resta, exclusivement domaniale (anciens tréfonds ecclésiastiques), fut rattachée à la première conservation établie à Paris et fut divisée, d'abord, en deux inspections : celle de Lorris, composée des deux cantonnements de Lorris et de Chatenoy ; celle d'Orléans, des trois cantonnements de SuUy-la-Chapelle, de Rebréchien et d'Olivet. En 1818, la première fut supprimée ainsi que deux cantonnements, et il ne resta plus que l'inspection d'Orléans et les trois cantonnements de : Lorris, transféré à Chatenoy en 1833, puis à Châteauneuf ; Chilleurs ; Fleury, qui eut plus tard son siège à Cercottes, puis à Orléans.
Sous les chefs de ces cantonnements, gardes-généraux ou sous-inspecteurs, la surveillance fut exercée par cinq gardes à cheval et vingt-deux gardes à pied, dont quel-
(1) Ap. H., p. 12.