‹ Histoire de la forêt de SoigneChapitre 17 sur 27 · ADDITIONS ET CORRECTIONS · texte numérisé non relu

ADDITIONS ET CORRECTIONS

Pages 9 et suivantes. Nous avons trouvé une . excellente épreuve, avant la lettre, de la carte de l'archer J. Van Werden, aux Archives du Royaume (cartes et plans gravés ; supplément, n° 107). Cette épreuve est d'une clarté et d'une précision qui nous font regretter de ne point l'avoir reproduite de préférence à celle insérée dans le Regiae Domus Belgicae d'Antoine. Sanderus, et dont la réduction orne la page 16 de cette étude.

Page i3. Nous avons traduit — ligues 4^ et 43 — Boxliorens vyvers par : les Etangs des Corues du chevreuil. Le mot flamand boxheren ou bokshoren veut en effet dire : corne de bouc ou corne de chevreuil. Cependant notre traduction semble abusive. Il est vraisemblable que Boxhorens est employé ici comme nom propre et que les étangs appelés ainsi le furent en souvenir des membres d'une vieille famille patricienne brabançonne, les Boxhorens. Il est permis de supposer que des seigneurs de cette famille possédèrent autrefois des terres à proximité du massif de la forêt de Soigne qu'ornaient les pièces d'eau rappelant leur existence.

Page ig. Première ligne de la légende, sous la gravure ; lire au lieu de « au commencement du xvii® siècle» : dans la première moitié du xviii® siècle.

Page 3o. En note : Nous avons remarqué que les feuilles originales de la carte du comte de Ferraris, conservée aux Archives générales du Royaume, se trouvaient aux Archives de l'État à Vienne. Nous aurions dû ajouter que les minutes de ces mêmes feuilles, abondantes en détnils et d'un travail admirable de minutie, appartiennent à l'Institut cartographique militaire de la Cambre, à Bruxelles.

Page 36. Lignes huitième et suivantes. Au sujet de l'embryon du hameau de Notre- Dame-aux-Bois, dont un plan du «mesureur d'édifices » J. Hellemans, dessiné le 14 décembre 1773, nous a

conservé la topographie, nous avons trouvé un document de valeur aux Archives générales du Royaume, à Bruxelles. C'est une Caerte Figuratieff inédite de l'arpenteur A.-D. Bruyn, levée le 4 décembre 1742, sur Tordre des Etats de Brabant. Elle a été acquise le 18 janvier 1886 à la vente Vander Stralen- Moons, à Anvers (cartes et plans manuscrits ; supplément, n^ iio). Les propriétés privées enclavées dans la forêt de Soigne, et qui, trente et un ans plus tard, comprendraient vingt-cinq parcelles, ne sont encore subdivisées qu'en douze lots, en y comprenant la chapelle de Jesus-Eyck et la cure. Ce qu'il y a de précieux dans ce vieux plan, c'est, parmi la description du mesurage, une phrase essentielle écrite parle géomètre Bruyn. Elle nous apprend que toutes ces propriétés privées, comme taillées dans les bois domaniaux, restent le bien du prince. Les occupants jouissaient uniquement d'une concession accordée par le roi Philippe IV en 1660, à charge d'un aveu ou d'une reconnaissance annuelle : Uyt gegeven wegens de Maf in den jaere 1660 op eene jaerlijcksche recognitie. En prenant des précautions pour que les occupants de ces terres ne pussent invoquer jamais le bénéfice de la prescription, le souverain confirmait la tradition antique en vertu de laquelle le duc de Brabant ne cédait de portions de territoire sylvestre qu'aux ecclésiastiques de différents ordres.

Page 56. Lignes huitième et suivantes. Le souvenir de l'exploitation do la forêt de Soigne par la Société Générale des Pays-Bas est resté vivace parmi les populations du Brabant wallon. Ainsi, dans la contrée de La Hulpe, les cultivateurs riverains du domaine appellent encore celui-ci, dans leur dialecte un peu traînard : El bois del Banque.

Page 5g. Lignes première et suivantes. Nous avons vu que le roi Guillaume s'était réservé l'ancien bois des Capucins, à Tervueren, lors de la cession de la forêt de Soigne à la Société Générale. Ce bois était devenu en 1842, lors de la rétrocession du domaine à l'Etat belge, la propriété de Léox)old P^. Nous aurions dû ajouter que ce bien de la Couronne comprenait environ trois cents hectares. Plusieurs parcelles en ont été (c dérodées » depuis, mais replantées dans la suite. Tout ce tronçon fait de nouveau partie de la forêt de Soigne, de même que le manoir de Bavésteyn, d'une étendue de septante hectares. En vertu de la donation royale du 9 avril 1900, ces admirables propriétés sont redeveuuis domaine national. Le bois des Capucins n'est plus un territoire à part au milieu de l'antique Sonienbosch ; comme autrefois, il fait corps avec lui et confond ses admirables massifs marmenteaux avec les imposantes futaies qui l'entourent.

n faut s'en réjouir, car ce bois des Capucins, par la variété de ses essences et par la multiplicité de ses sites, par le vallonnement de ses étendues et par le pittoresque de ses perspectives, constitue une promenade dont la diversité charme intensément. La végétation n'y possède nulle monotonie; tontes les essences s'y confondent et se font mutnellement valoir ; les troncs des bouleaux, des hêtres et des sapins sortent d'un épais tapis de luxuriantes fougères et de délicieuses bruyères. A l'ouest des massifs, au centre desquels s'élevaient autrefois les constructions monacales des capucins, la Direction des Eaux et Forêts a commencé, il y a trois ans, l'aménagement d'un vaste arboretum géographique ; lorsque les plantes auront pris quelque développement, cet attrayant parc d'études acquerra un caractère du plus admirable aspect, accentué encore par la nature accidentée du terrain où il est établi. A travers cette jeune végétation zigzague, du nord -ouest au sud-est, un capricieux chemin qui dévale des coteaux, court au fond des vais, s'accroche aux flancs des collines et offre aux excursionnistes la joie de tableaux toujours changeants et modifie à chaque pas les plus impressionnants points de vue. C'est la Promenade Royale, faite de tronçons de venelles et de vieux chemins ingénieusement raccordés et qui, tenant à l'avenue des Deux-Barrières, non loin du castel de Ravesteyn, coupe presque perpendiculairement toutes les grandes voies de communication, s'arrondit au sud de l'ancien territoire conventuel et va, vers le parc de Tervueren, finir à la Wolfstraat.

Page 104. Troisième note marginale, deuxième ligne. Lire, au lieu de « 17 juin 1705 » : 17 août 1705.

Page 108. Première note marginale, troisième ligne. Lire, au lieu de « 18 juin » : 18 août 1705.

Page 109. Neuvième ligne. Lire, au lieu de c< jour pour jour » : à un mois près.

Page iio. Yingt-huitième ligne. Lire, au lieu de « le 29 juillet » : le 29 juillet 1741-

Page i33. Lignes vingt-troisième et suivantes. Thierry de Eetvelde ou Dierick van den Heetvelde, comme on l'appelle d'ordinaire dans les actes officiels, nommé maître des forêts le I®' octobre i5o7, était seigneur de Corbais. Mais il avait été créé baron de Carloo vers l'année i486, lors de son mariage avec Madeleine van der Noot. Il n'eut point d'enfants de son épouse et mourut le i5 février i536 (nouveau style), comme l'établissent les archives de l'ancienne seigneurerie de Carloo, acquises naguères par l'Etat pour le dépôt de .Bruxelles.

Page 173. Onzième ligne. Lire, au lieu de « qui devra servir » : qui devront servir.

Page 244* Lignes vingtième et suivantes. Nous basant sur le texte des ordonnances de Charles-Quint, nous avons dit que le Tribunal du Cor ou Consistoire de la Trompe fut créé par l'Empereur en i5i8 : Le règlement, publié le 3 juillet de cette année, décrète la constitution du tribunal et stipule qu'il sera composé de sept hommes de fief et présidé par le Grand Veneur de Brabnnt. Rien, dans la lecture de ce <( placard », ne permettait de supposer que cette cour spéciale eût existé auparavant. Les feuilles de notre étude étaient imprimées lorsque nous avons acquis la preuve que le Tribunal du Cor fonctionnait déjà plus de deux cents ans avant la naissance du fils de Philippe le Beau. Charles-Quint ne créa donc point le Consistoire de la Trompe : il en fit une espèce de refonte, il le réorganisa probablement sur des bases nouvelles, sans indiquer qu'il s'inspirait d'une juridiction fort ancienne, sans même nous laisser deviner ce qu'il lui empruntait. Des découvertes nouvelles nous fixeront probablement un jour sur cette question. Toujours est-il que le Tribunal du Cor existait à la fin du XIII® siècle. Cela ressort d'une précieuse charte entrée récemment aux Archives générales du Royaume : elle fait partie de tout un ensemble de documents provenant des anciens seigneurs de Carloo, les barons van der Noot, documents achetés à la famille d'Oui tremont, par l'intermédiaire de M. Eugène Poswick. Nous devons à l'obligeance de ce brillant historien d'avoir pu, sans délai, étudier le monument qui nous intéresse, car il nous en a communiqué une photographie admirable de clarté.

Le document dont il s'agit est un acte, écrit en latin, concernant une double cession de fief. En voici la traduction : « Nous hommes du Cor du seigneur duc : Henri Grand Veneur, Henri de Deect, Henri de Honsocht et Arnold de Perke, faisons connaître à tous ceux qui examineront le présent écrit que Marie de Gletbeke, fille de feu le seigneur Egreige de Gletbeke chevalier, et le nommé Machère Potere, qui par jugement intervenu lui a été désigné comme tuteur, ont de leur, propre gré comparu devant nous et devant messire duc ; ils ont demandé que certain fief dont la prénommée Marie tenait l'hommage des hommes du Cor du seigneur duc, tel qu'il est, avec toutes ses dépendances, auprès de la terre de Gletbeke, et tout l'usufruit attaché à ce même fief, soit reporté au profit de ses filles Marie et Marguerite, — filles qu'elle eut de Geldalfe, son époux légitime; ensuite de sa demande et du jugement rendu par les cL-devant hommes du Cor, elle renonça à tous droits sur ledit fief et demanda son affranchissement. Le seigneur duc, après avoir pris connaissance de 'sa prière et de l'avis des prénommés hommes du Cor, investit dans le susdit fief, les dames Marie et

Marguerite Alors ces demoiselles Marie et Marguerite et le prénommé Machère Potere qui, par jugement, leur avait été adjoint comme défenseur, demandèrent que le fief en question fut mis à la disposition et à l'usage de Walter de Kariloe, fils de feu sire Gérard de Kariloe, chevalier. Après l'avis du duc, et après la sentence rendue par les hommes du Cor, elles renoncèrent à tous droits sur le dit fief et en réclamèrent Taffranchissement. Alors, le seigneur duc investit solennellement dans le dit fief le susdit Walter de Kariloe en vertu de sa propre demande et en conséquence du jugement rendu par les hommes du Cor. Et pour que le présent acte puisse jouir d'une valeur perpétuelle et en témoignage du jugement par les prédésignés hommes du Cor, le sceau de Monseigneur le duc a été appendu à la présente. Donné en l'an du seigneur M.CC. nouante quatre, sixième férié de la Vierge Catherine (i). »

Nous avons reproduit intégralement cet acte, bien que nous n'eussions qu'un point à en retenir : c'est que le Tribunal du Cor était constitué et siégeait régulièrement six mois après la mort de Jean P' dit le Victorieux. Nous voyons aussi qu'il se composait alors de quatre juges, y compris le grand veneur. Ce ne sont pas encore les « hommes de fief » dont parle Charles-

Ci) Nos homine» de Corna domini dueis : magister Henricus oenator, HenrieuM de Deeet, Henricus de Honaocht et Arnoldus de Perke notum facimaa anioeraia preaena acriptam inapecturia quoi Maria de Gletbeke que quondam fuit filia domini Egreigi de Gletbeke militia et Macheriua dictua Potere, qui ejua tutor, mediante aententia, fuit factua, aua libéra voluntate eoram nobia et domino duce uenerunt; aaaignaverunt aubportantea quoddam feodam de quo dicta Maria fuerat homo de Cornu domini ducia, proutjacet cum omnibus auia appenditiia apud Gletbeke et omnem uaumfructum ex dicto aibi feodo competentem, ad opua filiarum auarum Marie et Marguerete, qaaa habebat a Geldalfo, auo legitimo oiro, in manu domini ducia per auam monitionem et aententiam predictorum hominum de cornu, auper hoc exaecutam, renuntiando et effeatucando omni juri aibi ex dicto feodo eompeienti. Et Dominua dux, aua monitione et aententia aupredictorum hominum de cornu auper hoc subsecuta,Jamdictas filiaa oidelicet Mariam et Margaritam in predicto feodo inœatioit. Hicinde, supredictae flliae Maria et Margareta et Machariua dictua Potere, qui tutor sententialiter eiadem fuit adeptua, aaaignaverunt aubportantea sepe nominatum feodam ad opus et ad utilitatem Walteri de Kariloe qui quondam erat fllius domini Gerardi de Kariloe militia, in manu domini ducia, mediante monitione domini ducis et sententia aepedicta hominum de cornu aubaecuta, renuntiando etiam et effeatucando omni Juri aibi ex dicto feodo competenti. Et posthee omnia, dominua Dux aupranominatum Walteram de Kariloe in aaepenominato feodo per auam monitionem et aententiam aaepenominatorum hominum de cornu subsecutam aolemniier inoestioit. Et, ut presens scriptum perpétua habeat perfrui flrmitate et in testimonium hujus rei sepenominaiorum hominum de Cornu, domini ducia aigilla preaentibus aunt appensa Datum anno domini M, CC. nonageaimo quarto, feria sextapost Katerine Virginia.

Qainty ils s'appellent tout simplement : les hommes du Cor. Ce tribunal avait probablement certaines attributions que plus tard le jeune empereur ne lui conserverait pas. Comment expliquer sans cela son intervention dans la double transmission de fief dont le procès-verbal nous apprend son existence? Ces affaires relevaient logiquement de la Cour féodale. Cette intervention a du être exceptionnelle et, s'il nous était permis d'en rechercher la raison, nous Tattribuerions volontiers à la réglementation de la chasse. Nous avons vu que les ducs de Brabant s'étaient réservé de tout temps la forêt de Soigne pour eurs expéditions cynégétiques, et que le droit de chasse absolu leur appartenait aussi sur les terres riveraines du territoire domaniale, à une demi-lieue à la ronde. Il est possible que cette juridiction, codifiée sous Charles-Quint, fût en vigueur dès le règne des premiers ducs de Brabant. £t comme à cette époque les limites de Sonien bosch s'étendaient encore fort loin de tons côtés, il est indiscutable que la terre de Gletbeke, à laquelle tenait le fief cédé à Walter de Kariloe ou de Carloo, était en plein milieu de cette zone neutre ou franche, où il était interdit aux gentilshommes eux-mêmes de traquer le gibier.

Est-ce pour ce motif que le premier Tribunal de la Vénerie dont nous ayons connaissance eut à siéger et à donner son avis le vendredi 25 novembre 1294 devant le duc Jean II, récemment monté sur le trône? Nous n'oserions l'affirmer. C'est une simple hypothèse. Les éléments nous manquent pour essayer de résoudre cette attachante question. Souhaitons que d'autres, plus autorisés que nous, prennent à cœur de la trancher. Nous ne faisons, en somme, que poser le problème. Ajoutons que Gletbeke ou Glatbeke était une seigneurie située sur le territoire de Stalle; le fief acquis par le châtelain de Carloo était par conséquent voisin des propriétés de celui-ci. V Hoff te Glatbeke avait reçu son nom du ruisseau au bord duquel la demeure se dressait autrefois. A partir du commencement du xvii^ siècle, le petit manoir est appelé d'habitude Kinsendael; à cette époque en devient acquéreur Jacques Woislanski, lieutenant fauconnier de Brabant, comme nous l'avons dit (page 294) dans le quatrième chapitre de ce livre.

Page 245. Sixième ligne. Lire, au lieu de « ressortissant à la gruerie » : ressortissant à la gruerie et à la vénerie.

Page 258. Ligne première et suivantes. Le comte Guillaume de Zeyn, avons-nous dit, conseiller et sénéchal de Brabant, serait le premier grand veneur dont il soit fait mention. Or, le document inédit que nous avons analysé plus haut nous apprend l'existence d'un grand veneur en 1294, donc plus d'un siècle avant la nomination du gentilhomme de la Cour de la duchesse

Jeanne. L'acte des Archives du Royaume ne nous donne malheureusement pas le nom du plus ancien titulaire connu. Il l'appelle tout simplement Henri, magister venator.

Page 286. En note. Nous occupant du Castel de Trois- FontaineSy nous avons relevé une soi-disant erreur de Christophre Butkens ; celui-ci imprimant que les ducs de Brabant avaient aussi une maison de chasse à Groenendael, appelée la maison de Bavesteyn, nous avions émis l'opinion que l'auteur des Trophées visait sans doute le castel de Bavesteyn, situé sur le territoire de Tervueren. Nous devons reconnaître que le savant cistercien est dans le vrai. Groenendael avait, en effet, sa « maison de Ravesteyn ». Ce n'était autre que ce vaste bâtiment, à deux étages, contigu à l'église abbatiale et prolongeant son vaisseau sur la rive droite du grand étang, dont la célèbre gravure de Lucas Vorstermans le Jeune nous fait connaître les nobles proportions. La façade postérieure était renforcée de deux tours carrées plongeant dans l'eau du lac ; les deux pignons étaient à redans. Cette vaste aile abritait les appartements où les princes s'installaient quand ils faisaient un séjour chez les Augustins de la « Vallée Verte » ou lorsqu'ils venaient s'y reposer la nuit après une partie de chasse. Son nom lui venait de ce que cette luxueuse habitation avait été construite, en i520, pour Charles- Quint, par Philippe de Clèves, duc de Ravesteyn. Sous le règne de l'iufante Isabelle, le palais était fort dégradé; et nous avons vu (page 3go) que la veuve de l'archiduc Albert consacra la somme considérable de 23,000 florins à sa restauration.

Page 3i2. i'remière ligne de la légende, sous la gravure. Lire au lieu de « couvent des Dominicaines » : couvent de Dominicaines.

Page 44^- Premier paragraphe. Nous aurions dû signaler, parmi les oratoires qui jalonnaient autrefois les bornes de la l'orêt de Soigne, la chapelle de la Vierge, dite Notre-Dame de la . Consolation, à Uccle-Caelevoet. Ce sanctuaire, dont nous avons donné (page 869) une vue d'après le dessin du chevalier de la Barrière, lithographiée par L. Haghe, a été démoli vers i835 ; l'estampe on question est donc de quelques années plus ancienne que nous l'imprimions. La chapelle de Caelevoet avait eu la même origine que la chapelle de Jesus-Eyck et que la chapelle de Welrieckende : Un grand marchand de vin de Bruxelles avait fait exécuter, puis fixer à un arbre, en i354> une statuette de la Vierge, pour accomplir un vœu fait au moment où la tempête allait l'engloutir avec le navire à bord duquel il revenait dans sa patrie. Comme des miracles s'étaient opérés au pied de l'arbre, celui-ci devint un lieu de pèlerinage; si bien

qa'on abrita la sainte icône dans une chapelle en bois, qai fut remplacée, an milien dn xvi^ siècle, par nn oratoire en pierres. Le petit temple avait conservé jusqu'à son dernier joor son pittoresque primitif, car il n*avait jamais subi de modifications. Alphonse Wauters nous apprend que l'infante Isabelle avait visité la chapelle d'Uccle-Caelevoet le 9 juillet 1625, à Toccasion sans doute d'un des nombreux séjours que faisait la veuve de l'archiduc Albert au monastère tout proche de Botendael.

Page 1