‹ Histoire de la formation de la langue françaiseChapitre 59 sur 77 · I. — Article · texte numérisé non relu

I. — Article

L'article li pour le est encore clans Villon (a) :

Autant en emporte U vens.

(a) [On ne peut tirer de cet exemple une preuve de Tusage suro r: temps de Villon ; le poète annonce en effet 1 intention d'écrire c en «ici françois. »J

Mais on ne le rencontre point chez les auteurs du seizième siècle. On trouve pourtant dans Rabelais (t. Il, p. 13) ly bon Dieu et ly bons homSy le bon Dieu et les bons hommes; mais c'est, ce semble, dans Tinlention de Rabelais, une exclama* tion solennelle selon une formule antique» ce qui explique remploi suranné de ly.

Es se prend encore au seizième siècle dans le sens locatif, pour dans les :

Le délibérer, Toire e^ choses p!us lëgières, m'importune.

HoNT., Essai», t. Y, p. 91.

Hais il se prend aussi pour le datif simple, très-fréquemment dans Rabelais ; on voit que la tradition du sens primitif va se perdant :

EzqneU je suis couslumîer de respondre.

T. II, p. 1.

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