V. — Pronoms
PBONOMS PERSONNELS.
i** pers<mne.
Je pour moi :
Je, celuy qui les songes K'aguiëres n'estimois que fables et mensonges.
Bons., t. m, p. 259.
Car de mon bon gré, je, malheureux, abandonnay le pais de ma naissance.
Amiot, Théag, ei Char,, p. 35, veno,
2* personne.
Le tu du nominatif, au lieu de toi^ qu'on lui a substitué, est encore dans Alain Chartier :
Car je t*aime en vraie entente, i
et iu moi.
Cité par M. Raynouard, Gr, eomp., p. 147.
3* personne.
// au nominatif pour lui :
Qui feut bien fascbé et marry? Ce feut il (ce fut /ui).
Rab., t. Il, p. 14.
PROMOH DÉMOHSTRATIF.
L*addition de là à celui, cestuij dans celuy-là, cestuy-là, était combattue par Heygret, p. 54, comme inutile; il disait avec raison que celui, cestui devait suffire.
Celle pour cette.
Fuyant la Teuê et présence de celk pernicieuse créature.
AflTOT, TA. etCh., p. 33, veno.
Celle journée en laqadlê avojt esté tronblement de Taer.
Rai., t. Il, p. 77.
A celle fin peult estre.
Ahtot, Daphn. et Chl., p. il5, veno.
Celle pour celle^, elle. Ronsard dit de la verge que porte un ange envoyé par Dieu :
De celle il est défermant
L'œil de l'homme qui sommeille;
De celle il est endormant
Les yeux de Thomme qui veille.
R65S , t. If» p. 758.
Cestuy pour ce :
Et fis exposer cestuy petit enfant
AmoTy Daphn, et CM., p. 74, veno.
PBOKOM POSSESSIF.
Le mien se disait encore pour mon, avant un substant: « combien, dit Heygret, que c'est une manière de pariri plus usitée en poésie qn*en prose. • (Meygret, Traité dt i yr, /ir., p. 59, verso,)
Le pronom possessif se plaçait après le pronom démorj tratif à l'italienne :
Ceete vostre doute (queeto vostro duhbh).
Ahtot, r/i. et Ch,f p. 15, verso,
PROKOM RELATIF.
Que au lieti de ce que (voy. p. 127) :
Par luy j*appris que pouvoit Vespérance.
Roffs., t. I, p. 187.
Voilà qu'advient à ceulx qui en simplicité sottbhaitent et optent chose médiocre.
Rab., t. II, p. 22
Ce que au lieu de ce qui :
Ce que feut iaict.
.Rab., t. II, p. 50.