LES VILLES LIBRES
Un dernier groupe d'États de la Pelite-AUemagne est formé parles villes libres, qui depuis Fincorporalion de Francforl-surle-Mein à la Prusse en l'année 1856 ne sont plus qu'au nombre de trois, à savoir les villes libres et lianséatiques de Hambourg, de Brème et de Lubeck, situées toutes les trois dans le voisinage des mers qui baignent les côtes septentrionales des pays germaniques. Au point de vue territorial, elles sont à peine au niveau des plus petits parmi les Etats dynastiques, les principautés; mais par leur population, leur marine, leur commerce, leur richesse, elles peuvent prétendre, Hambourg surtout, à un rang- fort supérieur dans le classement par ordre d'importance des Etats allemands. Elles rappellent en outre quelques-uns des souvenirs les plus g-lorieux de l'ancien saint-empire; car elles représentent à la fois les villes libres impériales et la g^rande association mercantile de la Hanse teutonique, c'est-à-dire deux institutions qui, dans les derniers siècles du moyen âge et aucommoncement des temps modernes, ont exercé une influence prépondérante sur les progrès de la civilisation en Allemagne. Les premières, en effet, ont contribué le plus à faire prospérer dans les contrées germaniques la classe bourgeoise, moyenne, élément essentiel des sociétés modernes, en même temps qu'en plein