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LA CONFÉDÉRATION DU NORD ET LES ÉTATS DU SUD

germanique, et donna son assentiment à une organisation nouvelle de rAIIemagne, à laquelle l'Ânlriche devait rester

étrangère. Celte organisation nouvelle de FAllemagne, c'était la division des pays allemands en dehors de rAiitriche en deux groupes, séparés par la vallée du Mcin : au nord du llouve, le roi de Prusse élail autorisé à fonder une union plus étroite, après avoir opéré telles modilicalions territoriales qu'il jugerait convenables, sous la seule restriction qu'il respecterait l'étal territorial existant du royaume de Saxe; au sud du Mein était stipulée la création facultative d*une autre union, ayant une existence internationale indépendante, et dont les liens nationaux avec la confédération du nord devaient faire l*objet d'une entente ultérieure entre les deux parties. Les Elats méridionaux de rAllemagnc, qui étaient encore en armes, furent trop heureux d'accéder à ces stipuhilions, en a( lielanl le mainlicn de leur existence par des contributions de guerre , par des rectifications de frontières peu importautes, et surtout par des traités secrets qui abandonnaient au roi de Prusse le commandement de leurs armées en cas de guerre (août et septembre 1866). Le 24 août 1866 eut lieu la dernière séance de la diète, qui de Francfort s'était réfugiée à Augsbourg ; une note, en date de ce jour et signée du ministre autrichien qui la présidait, avertit les représentants des [)uissances étrangères qu'elle venait do prendre la résolution de terminer ses fondions, la (lonf»''déralion germani(jue devant, par suile des événements de la guerre et des négociations de la paix, être considérée comme dissoute.

L'union plus étroite de TAIlemagne septentrionale sous la domination prussienne se réalisa dans les mois suivants. Le roi Guillaume commença par annexer à ses États le Hanovre, la Hesse électorale, Nassau, Francfort^ur-le-Mcin et les duchés de TEIbc, pour donner, disait«îl, une base plus large et plus solide à la réorganisation nationale de TAIlemagne. D'autre part, il déclarait j)arlies intégrantes de la future confédération le grand-duché de Posen et la province de

352 GËUGUAPUIE UlSTORiÛUË DË L'ëUROPË GËKTRALE.

Prasse, malgré la protestation des députés polonais dans les

deux chambres du parlement prussien (septembre i8G(i|, et, en alteiulanl hi constitution de la confédération juir une (VwIq nationale, il concluait, jiar le tniilé de Herlin du 18 août 18G6, une alliance préalable avec la {duparl des Etats qui devaient y entrer. Les autres États allemands au nord de la ligne du Mein ne tardèrent pas à accéder à cette union préliminaire. Le grand-duc de Hesse 8*y associa pour la Uesse sopérienre le 3 septembre 1866 ; le roi de Saxe s*exécuta à son tour, le 21 octobre 1866. Seul le roi des Pays-Bas se refusa de renouer avec la nouvelle confédération les relations politiques qui avaient existé au temps de la diète de Francfort entre deux de ses provinces et rAllemagnc. Pour le Limbourg, qui n'avait que nominalement fait partie de la Confédération germanique, la cliosc était sans importance; mais il n'ea était pas de môme du Luxembourg, dans la capitale duquel, cî-devant forteresse fédérale, le cabinet de Rerlin entendait maintenir garnison prussienne cooAlie parle passé. Désespérant de 8*en débarrasser, le souverain de la Néerlande entra en négociation avec la France pour lui vendre le grandduché; une guerre entre la France et TAllemagne parut un instant imminente; mais elle fut empêchée par l'intervention des autres grandes puissances. La conférence de Londres, le 11 mai 1867, neutralisa le grand-ducbé de Luxembourir, qui était maintenu h la dynastie d'Oraii^ie et évacué par la garnison prussienne, en plaçant sa neutralité sous la garantie colI(H iive de TËurope; seulement, il continua à faire partie du Zollverein.

Parallèlement à ces négociations, qui avaient enûn fixé les limites territoriales de la nouvelle union restreinte, s*étaient poursuivies et avaient abouti les délibérations sur sa constitution intérieure. Le projet, élaboré par les hommes d*État prussiens et accepté par les dîfTérents gouvernements appelés à faire partie de la confédération de rAUemagne du Nord (9 février 1SIj7), fui soumis j\ un parlement constituant (lieiclutag) ouvert à Berlin le 24 février 1807, et adopté par

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