‹ Histoire de la franc-maçonnerie françaiseChapitre 20 sur 67 · ERRATUM · texte numérisé non relu

ERRATUM

Page 122, douzième ligne.

Au lieu de « le duc de .Sudermanie, alias Charles-Edouard Stuart »,

lire :

« le duc de Sudermanie, alias Charles XIII de Suède ».

INSTALLATION DU SUPREME CONSEIL DE FRANCE SON TRAITE D’UNION AVEC LE GRAND ORIENT DE FRANCE

s comte de Grasse-Tilly arrive à Paris en 1804.

Il tombe bien!

Les puissances écossaises qui s’étaient agrégées au Grand Orient n’étaient pas contentes du mépris ou, si l’on veut, du détachement pour les Hauts Grades affiché par cette Puissance. En outre, il y avait encore des frères que l’abdication de leur obédience avait laissés rebelles et qui faisaient loges à part. Ajoutons à cela La Mère Loge du Rite Philosophique (Saint- Alexandre d’Ecosse) qui était demeurée farouchement indépendante. Le comte de Grasse-Tilly que, dès son retour, des dévouements amis ont certainement renseigné, groupe ces mécontentements et ces dissidences. La patente que lui a délivrée Charleston l’autorise « non seulement à créer des maçons de son grade, mais encore à inspecter la Franc-Maçonnerie ancienne et moderne, et à constituer des Loges et Chapitres sur les deux hémisphères ». Lui-même, dans une déclaration reproduite sur le Livre d’Or du Suprême Conseil le 18 août 1818 (et qui fut d’ailleurs publiée) a pris soin de rappeler dans quelles conditions il en vint à créer un Suprême Conseil à Paris le 22 septembre 1804 (1).

Et avec une inconcevable rapidité, le 22 octobre suivant, dans

(1) Extrait du Livre d’Or du Suprême Conseil, Paris, 1818, pièce in-8°. Cette pièce débute ainsi : « Nous, Souverain Grand Commandeur ad vitam pour les îles françaises du vent et sous le vent, Souverain Grand Commandeur ad vitam pour la France, créateur des Suprêmes Conseils dans les Royaumes de France,

LE RITE ÉCOSSAIS ANCIEN ET ACCEPTÉ

le local prêté par la Mère Loge du Rite Philosophique Saint- Alexandre d'Ecosse (1), se trouve constituée La Grande Loge Ecossaise du Rite Ancien et Accepté. Huit jours après, celle-ci annonce son existence à tous les chapitres et loges de France par la circulaire suivante :

CIRCULAIRE DE LA GRANDE LOGE GENERALE ECOSSAISE ANNONÇANT SON EXISTENCE A LA MAÇONNERIE FRANÇAISE LE I er NOVEMBRE 1804

A Hérodom, 0.\ de Paris, le 1 er J.*, du 9 e m.\ de Pan de la G.*. L.\ 5804, ère vulgaire le 10 brumaire an 13

Au nom et sous les auspices du Très-Sérénissime G-'. Maître de la Maçonnerie Ecossaise en France, son Altesse Impériale le Prince Louis, Grand Connétable de l'Empire.

LA G- • L.\ GENERALE ECOSSAISE DE FRANCE Au peuple Maçon répandu sur les deux hémisphères, dans toutes les Loges et Chap *. réguliers, s.-. S.-. S.*.

TTT.\ CGC.-. TTT.*. RRR. et TTT. *. DDD.\ FFF.*.

Un nouveau jour reluit pour la Maçonnerie Ecossaise en France, depuis trop longtemps persécutée! Ses malheurs ont fixé les regards des MM *- les plus éclairés et les plus profonds; ils ont déployé la bannière de l’Ecossisme, sous laquelle se sont empressés de se ranger les plus anciens W'. et les plus illustres personnages attachés, par leurs qualités civiles et militaires, à ce qui constitue et entoure le Trône de l’Empire Français; ils se sont formés en assemblée générale et spéciale dans le Temple de la R '- Mère L *. de Saint-Alexandre d'Ecosse qui a remplacé celle du Contrat Social, dont le nom à jamais célèbre sera toujours cher à tous les vrais MM-*.; munis des pouvoirs

d’Italie, de Naples, d’Espagne, des Pays-Bas, etc., etc., etc., voulant mettre au grand jour notre conduite maçonnique et développer les motifs qui nous ont guidé; voulant également faire connaître celle tenue envers nous par plusieurs membres égarés de la grande famille, avons résolu de consigner la déclaration suivante dans le Livre d’Or. »

(1) Ancienne Mère Loge Le Contrat Social , qui avait rouvert ses travaux le 24 juin 1801.

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