‹ Histoire de la Franche-Comté ancienne et moderne, précédee d'une description de cette provinceChapitre 3 sur 52 · LES MONTAGNES · texte numérisé non relu

LES MONTAGNES

bciàl Inon dévoloppi*, une laillo plutôt élevée que moyenne, plutôt tigoureuso fir camvle, des uiaius larges et puissantes, le bras nerveux des athlètes, le ■Misciilinix et court, les épaules riches et carrées, et l'une un peu plus liauto Tattlre, signe distinctif des races militaires, d'après la nMuarque de Cba-* cl. Pour la ress<*niblauce moi*ale, elle se retrouve, chez les uns comme \e% autres, ibus l'expression d'une physionomie honnête, dans des hal»iia%:ariahles et simples, dans des principes d'économie et d'ordre assez nëment pousses trop loin; dans une patience que rien ne rebute, un p<T»<'-Térant, un courage à toute épreuve, un caractère empruntant quelehoiie «le l'ùpreté de leurs montagnes; dans des convictions Tortes, un (iftilood attachement au sol natal, un grand r(*s|)ect pour la religion et la bBîUr. Qoe haute opinion de la dignité humaine. On retrouve encore, chez i comme chez (*eux-là, des traditions populaires qui semblent puisées s sources, d«»s chroniques qui rappellent les mêmes croyances, d(^s fais et gestes de pi*rs4mnages ou fabuleux ou historicjues, qui ont souvent une iiMiformité remarquable.

AioM. les voilà, celle Ecosse et cette Franchc-('omlé, qui toutes deux parais- «PBt avoir été jetées dans le même moule, ou façonnées par la même main; les foîb pos^Wlant au même degré ce genre de richesses et de l>eautés (|ui sont b fortune dc*s touristes; toutes deux, les voilà magnifiquement traité^es par la •alBre, et <lis|>osant, comme 1<^ fiancées de haut (tarage, d'une de ces dots firûieières qui attirent la foule d<*s prétendants. Eh bien, puisqu'elh's sont ^letnent avenant(*s et riches et belles, pourquoi cet empressement d(»s adommrs à ne courtiser que Tune, tandis qu'ils ne daignent pas regarder Tautre ««lement? |K>urquoi tout à celhM-i et rien à celle-là? Poun|uoi? Charles Note l'a dit : < L'immense avantage des ^>*ossais sur h*s Frau(*-Couitois, c*est fiTh ont prcnluit un Macpherson d'abord, et depuis, un Walter-Scott, pour fMftacrerà la dernière |Mistérité leurs souvenirs nationaux. > L'art enchanteur éf ces magiciens a su présenter PheureuM» ïxosst* sous «les formes si sénluitaairt H la revêtir d'habits si féeriques, il a su la rendre si poétiepie et si mervriHcose, que l'on a fini par s'éprendre d'amour pour elU>, et que chacun a nNily loi (M>rter ses hommages. Au lieu (|iie l'autre, la pauvn* délaissée, elle etf fr%UH^ sans magicien jusiprà présent; et c'est ce qui l'a condamnée à vivre ifaorée comme une nn^luse, dédaignée comme une vieille fille.

Mais qu'à son tour elle soit assez h<*ureuse pour avoir quelque jour son maprien, mais qu'il lui vienne un Macpherson ou un Walter-Scott, et alors on la ifira pn»ndn' une («datante revanche, alors (m la connaîtra fout entière : elle »e se contentera plus de n'être que pittoresque, de n'avoir que des grottes ou •lei casratles |H»ar le curieux, des \*alloiis et des lacs pour h» rêveur, des siti»s <j« des |>aysag«*s pour l'artiste, de n'émerveiller enfin que par \v kaléidosco|>e f|p v^ prairii's el île si's foirls, de ses valb'*es et île S4*s montagnes; elle voudni l\rr les» reganis de la science et l'attenlitm de l'histoir**, et hs ftircer, (H)nnne b |aeîninr«* et la |MN*sie, à s'arrêter chez elle pour en emporter une ample pro> ^iwoti d'«*l»M*rvations el de faits : elle sera jalouse crofTrir au naturaliste l'é'crin

«le ses rirhossos indigènes; au botaniste, Télude de ses fleurs elde ses plantes; au géologue, le mystère de ses révolutions terrestres; à l'amateur des ruines, l'aspect de ses vieux débris; à rarchéologue, le trésor de ses antiquités; à l'historien, le tableau de ses événements et de ses commotions politiques; elle voudra enfin que si l'artiste et le poëte disent, en la regardant : Elle est belle, le savant et l'écrivain ajoutent, en l'interrogeant : Elle est riche.

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