TOME III. t
avant de se séparer, la promesse solennelle que les états-généraux seraient convoqués pour le 8 septembre suivant \ Les ordres privilégiés fondaient sur ces états de grandes espérances, et se préparaient à y réclamer avec énergie les droits et prérogatives usurpés sur eux, dans les derniers siècles, par les ministres et les magistrats. Déjà des assemblées avaient eu lieu dans les bailliages * pour la nomination des députés. De toutes parts on pressait la Reine de tenir sa parole , et, à défaut d'une ordonnance royale, les gentilshommes de plusieurs provinces se montraient disposés à se réunir spontanément sous la présidence du prince de Condé.
Les négociations du cardinal Mazarin, continuées depuis le commencement de la régence avec autant de persévérance que d'adresse, avaient cependant réussi à diviser la noblesse. Bon nombre des premiers seigneurs du royaume étaient alors attachés aux intérêts de la cour , et formaient une diversion puissante contre les partisans des princes qui
' Voir la page 352 du second volume.
* 3o août.