‹ Histoire de la Fronde (volume 2)Chapitre 115 sur 149 · TOME III. l · texte numérisé non relu

TOME III. l

tentions rivales des grands seigneurs, ne produisirent une plus déplorable confusion que celle qui régna dans Paris et dans les campagnes environnantes après le massacre de l'Hôtel-de -Ville. Les soldats pillaient les maisons de campagne des bourgeois jusque dans les faubourgs ; ils coupaient les blés encore verts pour les faire manger à leurs chevaux. M^ le Prince assembla les chefs de son armée, et leur lit de sanglans reproches, accompagnés suivant sa manière de juremcns et d'imprécations. Tavanne lui répondu en riant : « Que la cavalerie ne pouvait pas » vivre sans fourrages , et que , pour avoir des » fourrages, le plus court était de couper des » blés. »

Peu après, une querelle d'étiquette s'étant engagée au Luxembourg, entre le prince de Tarente, (ils aîné du duc de La Tremoille, et le comte de Rieux, fils cadet du duc d'Elbeuf , M. le Prince se proposa pour l'accommoder. Le comte de Rieux répondit fièrement qu'il « n'échéait point d'accommodation dans » une affaire de cette qualité, et qu'il ne pou- » vait y avoir de différend entre lui et le prince m de Tarente, vu la trop grande inégalité de

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