‹ Histoire de la Fronde (volume 2)Chapitre 146 sur 149 · ARTICLE VINGT-SEPTIESME · texte numérisé non relu

ARTICLE VINGT-SEPTIESME

Seront les Officiers créez, et taxes faites, sur les maisons pour le netoyement delà ville de Paris, supprimez

PIECES JUSTIFICATIVES. 3ll

et révoquez , et le netoyement de ladite ville tenu entre les mains des Bourgeois , et pour cet effect l'ancien droict restably , deffenses de les diuertir à l'aduenir ; et à cet effect pour le département des quartiers , assemblée de ville sera faite.

La déclaration royale rendue le 24 octobre i648 étant identiquement conforme aux articles ci -dessus, nous avons cru inutile de l'insérer ici.

Pièce E.

Les charges de conseillers au Parlement se vendirent au prix excessif de 4oo,ooo livres, monnaie actuelle. — Page ig4 du premier volume.

Ayant rencontré plusieurs personnes instruites disposées à contester notre assertion sur le prix des charges , nous croyons utile de l'appuyer de quelques citations , en rappelant encore à nos lecteurs que le marc d'argent étant alors à 26 livres, toutes les sommes indiquées ci-après doivent être doublées pour correspondre à la valeur actuelle de la monnaie.

« Les charges de maîtres des requêtes sont ici telle- » ment renchéries , qu'avant-hier , il y en eut un qui en » offrit cent douze mille écus. (Lettres de Guy-Patin , i657.)

» On offre à la veuve de M. Desfontaines, secrétaire » du conseil des finances, douze cent mille livres pour » la charge de son mari. (Idem, i658.)

» Hier, une charge de maître des requêtes s'est vendue » trois cent cinquante mille livres. (Idem, 1660.)

3l2 PIÈCES JUSTIFICATIVES.

» M. Du Tronchet , conseiller de la grand'Chambre, » a vendu sa charge soixante et douze mille cinq cents » écus au fils de M. de Pont-Chartrain, président des » comptes. (Idem, 1660.)

» Hier fut vendue une charge de conseiller de la Cour, » soixante et quatorze mille écus. (Jdem, i66o.)

» La charge de maître des comptes est à quatre-vingtdix mille écus. (Idem, 1660.) »

Nous pourrions multiplier les citations.

Pièce F.

La garde bourgeoise de Paris. — Page 296 du premier volume.

M. Tastu, un des éditeurs de cet ouvrage, est propriétaire d'un manuscrit dans lequel nous avons trouvé des détails fort curieux sur la garde bourgeoise de Paris. L'origine du manuscrit ne laisse aucun doute sur l'exactitude et l'authenticité des détails qui en sont extraits, et ajoute à leur intérêt. M. de Lamoignon, premier président du parlement de Paris après la mort de Mathieu Mole, était, pendant les troubles de la Fronde, maître des requêtes, et colonel du quartier Saint-Denis. En cette dernière qualité, il recevait chaque jour plusieurs ordres, autographes ou légalisés, soit du prévôt des marchands , soit du gouverneur de Paris. Ces divers ordres, soigneusement classés et annotés de la propre main du président de Lamoignon , forment un volume in-4°, et ee recueil fournit des documens que nous n'avons point rencontrés ailleurs sur la formation , l'ordre du ser-

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vice de la garde bourgeoise , et sur ses rapports avec les autorités civiles et militaires de la capitale.

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