CHAPITRE III. l
» le bonheur dont il jouirait à Rome dans son » palais qui est le plus beau de la ville. » Puis il explique la politique des divers cabinets de TEurope, les plans des généraux : « les succès » de la campagne sont certains , une paix » glorieuse immédiate , à moins toutefois que » les ennemis ne croient pouvoir compter sur )» des divisions entre le cabinet et le Parlement ; » aussi en observent-ils tous les symptômes , » et ils s^informent surtout des conclusions )) prononcées par Tavocat-général Talon, à » cause de la grande considération dont on » sait qu'il jouit dans sa compagnie. »
De tels moyens réussirent dVibord auprès des présidens , qui sont toujours plus de la cour que les conseillers ' ; mais leur emploi trop fréquemment renouvelé leur ôta bientôt tout crédit. Les magistrats s'émancipèrent , et comme il est souvent arrivé , les embarras du trésor devinrent l'occasion d'une révolution dans le gouvernement.
Le contrôleur-général d'Émery administrait alors les finances et déployait toutes les ressources d'un génie fiscal et habile. Avant de
• Mémoires de madame de Moltei>iUe.