‹ Histoire de la Gascogne (volume 3)Chapitre 2 sur 32 · II PRÉFACE · texte numérisé non relu

II PRÉFACE

nous ont précédés. De là Tapparilion presque simultanée de rhistoire de la plupart de nos provinces, alors qu'elles sont allées toutes se perdre dans Tunité du royaume^ et que leur nom a disparu de notre organisation politique.

Dans ce travail général, la Gascogne n'a pas encore pris la part qui lui revient, et cependant aucune de ses sœurs ne devrait se bâter autant qu'elle. Reléguée par sa position topographique aux extrémités des Gaules, loin du centre où s'agitèrent presque continuellement les destinées de la nation y elle ne se mêla guère y nous ne dirons pas à la France , mais aux provinces du nord , qu'après la guerre des Albigeois. Nos grands bistoriens, ne la trouvant jamais sops leurs pas , n'ont ni dû ni pu l'associer à leurs récits. Partagée d'ailleurs y comme elle l'était, entre sept ou buit seigneurs, tous égaux de rang et de puissance , elle n'eut offert à leur investigation qu'un intérêt secondaire.

Ce morcellement, en amoindrissant l'importance de la Gascogne, rendait son bistoire particulière plus difficile. Elle fut néanmoins tentée dans les premiers jours du xvii^ siècle. Le Pjsre Mongaillard, né à Âubiet et recteur du collège d'Aucb, que dirigeait .alors la compagnie de Jésus, en prépara les malc-

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riaux^ mais la mort le surprit avant qn'il y eut mis la dernière main^ et nul de ses confrères n'acheva son œuvre. Oihênard, plus heureux^ nous donna vers la même époque la Notice des deux Gascognes, mais c'était moins une histoire qu'un travail de haute et large érudition. Il fixa des dates, dissipa des ténèbres, assit de solides fondements , et laissa à d'autres le soin d élever l'édifice. Le président Marca, tour-àtour l'honneur et la gloire de la magistrature et du sacerdoce , eût pu l'entreprendre avec succès , mais il se borna au Béarn et même il s'arrêta au milieu de sa course, et laissa son lecteur presqu'au seuil du xiv^ siècle.

EnfiO} vers le milieu du siècle dernier , dom Brucelles, oti Bénédictin de Sipiorre , publia les chroniques d*Auch, gros in-4^ lourdement écrit, où l'on désirerait plus de méthode et de critique , mais qui , malgré des défauts trop réels , n en est pas laioins un monument infiniment précieux pourlc département du Gers. D'autres essais s'élaboraîeiit alors. M. D AiCNAN ou Sendat , vicaire général sous trois de nos archevêques^ et collecteur infatigable, entassait des documents, etcftomençait à rédiger une histoire assez complète. Un autre prêtre , l'abbé Duco et le docte Larcher, avaient réuni les annales du Bigorre;

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