‹ Histoire de la Gaule (volume 2)Chapitre 100 sur 415 · LES TOMBEAUX · texte numérisé non relu

LES TOMBEAUX

Chacan des grands mausolées avait sa « loi », qui réglait les cérémonies des anniversaires, les destinées juridiques du caveau, de la chapelle et du terrain'. Des esclaves ou des affranchis étaient préposés à son entretien-. Il avait, au même titre qu'un temple, ses revenus propres, qui étaient ceux des terres d'à côté, placées sous sa dépendance ^ Des jardins, des vergers, des vignes*, des esplanades, des pièces d'eau, le bordaient ou l'avoisinaient^ Souvent, une épaisse muraille enfermait le tout dans un même enclose Aux jours fixés par le mort, ses amis et ses proches se réunissaient auprès de sa dépouille \ Un mausolée de riche était une source de vie permanente.

Comme le nombre de ces édifices s'accroissait sans cesse, il se forma, autour de la ville des vivants, une ville des morts, aussi populeuse, aussi solide, aussi riche que l'autre. Elle se groupait, pareille à l'autre, en quartiers et en rues, en cimetières et en allées ^ Les pauvres gens étaient entassés dans des nécropoles voisines des faubourgs, taillées dans. les rochers, creusées dans la terre ou ménagées dans des sablières" : pour ceux-là, si nombreux qu'ils fussent, on trouvait toujours de la place, car

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