XIII, 2494; XII, 3861; etc
8. Voyez surtout les •< polyandres ■> d'Aulun (n. 9). Une étude topographique des cimetières gallo-romains reste à faire; elle présenterait d'ailleurs d'extrêmes difficultés.
9. Cf. p. 76, n. 2. .\ Bordeaux, dans les sablières de Terre-Nègre {Inscr. rom., I, p. 419; II, p. 563; : ce cimetière était un parallélogramme de 50 toises sur 05, soit d'un peu plus d'un hectare (le cimetière actuel en a 24); mais les sablières de Terre-Nègre n'étaient pas le seul lieu d'ensevelissement, et ne servaient qu'aux sépultures sans monuments. A Autun, dans les « polyandres » (le nom est certainement ancien, et Grégoire y fait allusion, 7n gl. conf., 72; cf. de Fontenay, p. 233 et s.) : il y en a deux, à Saint-Pierre-l'Étrier et au Champ des Urnes, mais le^ tombes populaires, à la différence de Terre-N'égre de Bordeaux, s'y mêlent de monuments et de tombes chrétiennes. .\ Paris, dans le cimetière de la rue Nicole, locus cinerum (de Pachtère, p. 95). Etc.
78 GliniII>Ei\ll':NTS HUMAINS ET LIEUX HATIS.
il n'en fallait pas beaucoup pour des poignées de cendres. Un emplacement spécial était réservé aux étrangers ^ Bourgeois et riches étalaient leurs monuments en façade sur les grandes voies qui débouchaient des villes-. A plus d'un mille des dernières maisons, les routes étaient encore bordées de tombes; et, au delà, à peine finie la ligne des tombes municipales, commençaient à poindre, sur les coteaux de la campagne, les mausolées solitaires des propriétaires ruraux ^ Si le monde était demeuré fidèle aux usages romains, la moitié du sol bâti eût été bâti pour les morts.
N'oublions pas enfin que tous ces morts étaient à demi des dieux, et que leurs tombes étaient des lieux saints, semblables à des autels et à des temples*. Cette extension des sépulcres de pierre aidait à la mainmise de la religion sur le sol.