‹ Histoire de la Gaule (volume 2)Chapitre 11 sur 415 · LA COLONISATION OPPICII'LLE. H · texte numérisé non relu

LA COLONISATION OPPICII'LLE. H

romains, et peut être davantage; treize à quinze colonies d'origine inférieure, avec des immigrants de toute sorte, Italiens ou Orientaux, négociants ou soldats'; le Languedoc, la Provence, la vallée du Rhône, obéissant à une vingtaine de places fortes, bâties, gouvernées, éduquées à la manière latine, trente mille ■^ chefs de maisons, maîtres sur ces terroirs méridionaux si semblables à l'Italie, et leur imposant sa langue, ses dieux et ses mœurs ^; •Narbonne, Arles, Nîmes, Fréjus et Lyon devenus capitales du pays et capitales romaines : — la civilisation des vainqueurs allait, dans cette région, s'implanter presque de force, par l'arrivée d'une population nouvelle '\

Pareille chose se produisit sur le Rhin, à la frontière. Seulement, il faut dire ici camps et légions plutôt que colonies. A part cela, c'est le même phénomène, d'une population nouvelle qui s'installe. Au début, l'armée du Rhin comprit huit légions et de nombreux corps d'auxiliaires, près de cent mille hommes, parmi lesquels il n'y eut certainement pas la moitié de Gaulois. Et si peu à peu les Celtes et les Belges entrèrent en quantités plus grandes dans ces troupes, elles reçurent toujours des hommes de tout l'Occident, d'Italie principalement, et aussi d'Espagne, d'Afrique, des pays du Danube, parfois de l'Orient même^ les uns et les autres d'ailleurs habitués à la langue et

1. Vienne, Nyon, Toulouse, Carcassonne, Roussillon, Substantion, Nîmes, Avignon, Apt, Carpenlras, Cavaillon, Aix, Digne, Die, Lodève; t. IV, p. 32, .30, 76-8. J'ajoute Orientaux : car, parmi les colons citoyens romains, il a dû y avoir, en p.irticulier à Nîmes (t. lY, p. 77, n. 3), des soldats ou civils originnires d'Orient et, à Nîmes, en particulier d'Egypte : ou envoya, en ce temps-là, beaucoup de Grecs comme colons en Occident (Strabnn, V, 1, 6. ici, p. 10, n. .5; cf. XVIl, 3, 13).

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