T. VI, cil". V
4'. Je ne parle ici que des colonies de la période iiiilialo : il n'y a pas lieu, en effet, de tenir compte, dans cette question de l'iminigraLion, des colonies postérieures, plus nominales que réelles (t. IV, p. 202-3), ni des vé;ér.ins dispersés plus tanl en différents lieux (cf. Tac, Ann., XIV, 27; I, 17). Au surplus, il serait bon de faire une étude sur les vétérans domiciliés eu Gaule, lesquels, en l'élîit actuel de nos connaissances, paraissent avoir été envoyés surtout (mais point uniquement) dans des villes déjà colonies romaines (à Arles, à Lyon), sans doute en possession d'anciens lots coloniaux ayant fait retour au fisc.
5. Pour les troupes auxiliaires, t. IV, p. 137; pour les légion.^, t. IV, p. 130,
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astreints ;i la discipline latines'. Ces soldats n'étaient pas, en Gaule, des hôtes d'un jour. Ils y passaient d'ordinaire leurs années de service; puis, comme vétérans, ils séiablissaient près de leurs lieux de garnison, dans les bourgades ou les colonies voisines de la frontière", Trêves ^ Cologne \ l\Iayence\ Strasbourg'' ou autres \ Ce fut ainsi, en bordure sur le Uhin depuis ses sources reliques jusqu'à ses bouches bataves, un prolongement de la vie romaine.
Ou a vu que dans les Trois Gaules, Lyon excepté*, les empereurs se sont interdit l'envoi de colonies publiques d'Italiens®. A peine si . çà et là, on peut signaler en quelques villes la présence de vétérans d'origine étrangère"' : encore est-il incertain s'ils s'y sont établis volontairement ou par ordre. Les chefs de Rome n'ont voulu créer une population nouvelle qu'aux deux lisières de la Gaule, le Midi méditerranéen et la frontière du Rhin, et, en outre, au cenf^re de la contrée, à Lyon, qui unissait l'une à l'autre ces deux lignes d'immigrants.
1. Voyez en particulier les Orientaux de la (lutte de Boulogne : XllI, 3541 (Pannonien), 3542 (Syrien?), 3543 (Syrien), 3544 (Thrace), 3546 (Grec?). Ces Syriens peuvent être des Phéniciens ou des Juifs.
2. Dilapsis pluribus in provincias, in quibiis stipendia erpleverant (Tac, Ann., XVI, 27); Dardania [?] me geniiit, tenuil Gcrmania colonum (C. I. L., XIII, 6823). Les inscriptions de Bouloj;:ne citées ici, n. 1, sont des épitaphes, ou de marins qui paraissent avoir terminé leur service, ou de personnes de leurs familles.