‹ Histoire de la Gaule (volume 2)Chapitre 131 sur 415 · Page · texte numérisé non relu

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6. « Henry II est le premier qui ait ordonné de planter des arbres le long des chemins >■ ; Conlinaalion du Traité de la Police (Delamare, IV), p. 305.

7. Certaines pistes, se dirigeant vers le Beuvray, certainement d'origine gauloise (par exemple la route venant de Toulon, t. 111, p. 212, n. 4), m'ont frappé à certains endroits par leur extrême largeur.

8. Gaius, D/;/., VIII, 3. 8 : 10 pieds, ubi jlcxum est, mais il ne s'agit sans doute pas des grandes voies d'Hmpire. On exige davantage aujourd'hui : « la largeur de G m. esta peu près nécessaire pour que deux voitures puissent se rencontrer sans risquer d'accrocher et sans être obligées de ralentir » (Baron, p. 24).

tenir à douze ' et même huit pieds -. Mais le plus souvent elle était dépassée, et la rc^de, sur les grands chemins de la Gaule, paraît avoir été de vingt pieds ou de cinq pas, sept mètres^ : ce qui les rapprochait singulièrement de nos chaussées royales ou nationales*. — Il ne s'agit là que de la partie bâtie, de la chaussée charretière. Avec les accotements de pierre ou de terre, les délaissés, les fossés, on pouvait arriver, sur une voie de la Gaule romaine, à une largeur de soixante pieds, près de vingt mètres ^; et ce vaste espace libre était sans doute l'héritage des grandes pistes militaires ou agricoles de l'ancien temps'''. Mais môme aux abords de Lyon ou de Trêves, la voie romaine ne connut jamais l'amplitude majestueuse dont nos ingénieurs ont su revêtir, aux approches de nos capitales, les chemins du roi ou les routes nationales".

1. Gromalici vel., p. 16'.), encore que le passage doive être interprété que la via publica militaris a nécessairement plus de 12 pieds.

2. Gains, l. c, dans le cas des sections droites, in porrcctum (mais je doute que ce texte puisse s'appli(iiier aux routes impériales). Ce devait être la largeur dans les routes de montagnes. Voici le principe actuel : « en général, les chaussées se composent d'une chaussée centrale variant de 3 m. à 8 m., de deux accotements de 1 m. 50 à 6 m. 50, de deux fossés ayant chacun 1 m. ii ;i m. de large ■■ (Baron, p. 24).

3. 2',) pieds de pavé, Bergier, 1, p. 002; 7 mètres d'empierrement sur la route de Sens à Orléans (Quantin et Boucheron, p. 2'J), laquelle n'est pas une voie maîtresse; 5 mètres de pavage sur la voie Aurélienne entre Aix et Arles (Gilles, p. 72). — Cela répond assez aux largeurs constatées pour les rues principales des villes (ici, p. .")3-5i).

4. N. 2 et 0. Je me demande même si le principe de la largeur totale de GO pieds, lixé par l'ancienne Monarchie, ne résulte pas, en dernière analyse, de la constatation faite sur les voies romaines (ici, n. 5).

5. Dimensions déjà données par Philippe de Bcaumanoir, Coutume de Deauvaisis, § 719, éd. Salmon : « Li chemin que Juliens Césars fist fere ... de lxiiii [var. lx] pies de large ». Uergier, 1, p. 602 : 20 pieds de pavé et 20 pieds de chaque pente. 20 mètres mesurés entre fossés sur la route de Sens à Orléans (Quantin et Boucheron, p. 20). — L'arrêt du Conseil du 3 mai 1720 fixait la largeur des grands chemiui à 00 pieds {Traité de la Police, lY, p. 476).

0. Dans ce cas, la comparaison peut se faire avec nos routes nationales hahituelles (ici, n. 2 et 5).

7. Le chemin de Paris à Saint-Denis était évalué à 108 pieds, 18 toises (Traité de la police, IV, p. 476). Aux approches de Bordeaux, la route nationale de Paris atteint 21 m. entre trottoirs et 42 m. entre fossés.

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