‹ Histoire de la Gaule (volume 2)Chapitre 139 sur 415 · P. 121, n. 3 et · texte numérisé non relu

P. 121, n. 3 et

2. Longi pontes; Tac, Ann., I, G3 (cf. t. IV, p. 114). Voyez les nombreuses localités dites « Pont-Long » et surtout « Long-Pont ».

5. En dernier lieu, Ilirschfeld, travail cité t. IV, p. 283, n. 5, et réimprimé dans ses Kleine Schriflen, 1913, p. 703 et s. Aussi, Mommsen, Ges. Schr., V, 63 et s. [écrit en 1877]; G. J. Laing, Boman Milestones und Ihc Capila vianim {Trans. and Proc. of the American Phil. Ass., 1908, XXXIX).

6. On ajoutait parfois le nom du magistrat, le gouverneur, chargé de la réfection de la route; C. /. L., XII, 5430-2; XllI. 9082, 0031.

7. D'ailleurs, fort souvent, le nom de l'empereur et ses titres n'étaient accompagnés d'aucune autre indication, ni de lieu ni de distance : l'inscription se borne

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d'où parLiient les distances était rarement la station la plus voisine \ le relais le plus proche (ce qui est la règle de nos jours); c'était en principe le chef-lieu de la cité, si éloigné qu'il fût-, parfois aussi tantôt la frontière de cette cité\ tantôt la métropole de la province \ et même la ville de Rome "\ D'ailleurs, ces noms de lieux ne se gravaient point nécessairement; quand on le faisait, on s'en tenait volontiers aux initiales, ce qui rendait l'inscription assez énigmatique. En règle générale, l'indication se hornait à un chiffre de distance, sans rien de plus, et ne donnait aucun secours ni sur la direction à suivre ni sur le voisinage d'un gîte d'étape. Les bornes milliaires de l'Empire rappellent moins les poteaux indicateurs destinés aux passants que les jalons de cantonnement à l'usage des agents voyers.

à les faire suivre de restituit, sans plus (XII, 5471-6, etc., surtout au premier siècle), peut-être, il est vrai, parce que des bornes d'autres empereurs, à cùté, donnaient les indications de distances.

i. Cela se trouve cependant, mais alors la mention de la station est accompagnée de celle d'un chef-lieu (XIII, 8911, 8922). Par exception, le milliaire d'.411ichamps (8922), au croisement de la route de Néris à Bourges et d'un chemin vers Chàteaumeillant, indique la distance à Bourges, le chef-lieu, à Néris et à Ghàleaumeillant. Ceci, dis-je, est exceptionnel : car en principe le milliaire n'appartient qu'à une route.

2. Sur le territoire de laquelle on se trouvait. Ce n'est pas une règle absolue : les distances sont parfois marquées d'un chef-lien voisin, plus important et tète de ligne (n. 4). Distance marquée depuis Marseille sur le territoire d'Arles? (p. 94, n. 3). Distance marquée depuis un simple vicus, Blaye (p. 92, n. 4). De même, p. 104, n. I (mais il ne s'agit pas d'une route militairi').

3. Fines (XIII, 8927 et 3.\ C'est une habitude propre, semble-t-il, aux Pictons. — Milliaire de Prégilberl chez les Éduens, 9023.

4. Sur la via Domilia, dans la direction de Tarascon à Narbonne, les milliaires sont marqués depuis Nimes sur le parcours de Nîmes à Tarascon, depuis Narbonne sur le trajet de Narbonne à Nîmes (sauf à partir de la réfection de la roule par Antonin en 143, où Nîmes fut, au moins sur son territoire, tète d'itinéraire).

5. Sur la via Jalia Augusta, de Plaisance au Yar (C. /. L., V, p. 9o3 et s.). Sur la via Doniitia entre Narbonne et le Pertus (XII, 3068), et sur la route de Narbonne à Toulouse (XII. 3671). la distance de Rome est marquée en plus de celle de Narbonne. Comme ce sont des milliaires d'Auguste, on peut croire qu'on s'y sera conformé à une tradition des temps républicains. Il est même à remarquer qu'on donne sur chacun de ces milliaires deux chiffres pour cette distance de Rome (différents de 19 milles; p. 95, n. 4). J'ai peine à croire qu'il ne s'agisse pas de la route la plus courte, par la via Domitia et la via Aurélia. — Il n'y a pas lieu de s'arrêter à l'hypothèse (Hirschfeld, G, /. L., XII, p. 607), que la mention de celte distance de Rome signifie l'intervention du trésor public dans la construction de celte partie de la roule.

Les distances furent d'abord marquées en milles sur toutes les routes de la Gaule. Mais les indigènes persistant, malgré les bornes, à compter en lieues celtiques, l'Etat linit par leur donner raison, et la lieue remplaça le mille sur les chemins des Trois Gaules; on ne conserva la mesure romaine que dans la Narbonnaise, laquelle avait davantage rompu avec les traditions nationales \

Remarquons que les nouvelles bornes ne chassaient point toujours les anciennes. Les vieilles pierres au nom de Claude et à la marque des milles restaient en place. Sur certaines voies on trouve tour à tour, les unes près des autres, des pierres à lieues et des pierres à milles -. Et comme le chiffre de la distance n'était point toujours accompagné de la mention de la mesure employée, de tels monuments risquaient d'apporter aux voyageurs plus d'embarras que de secours. L'administration romaine eut de singulières incohérences.

Il est donc possible que ces fameuses bornes, si embarrassantes aujourd'hui pour les érudits, ne fussent qu'une minime partie des mo3'ens indicatifs disposés sur les routes. Aux carrefours se trouvaient peut-être des écriteaux de bois avec inscriptions peintes. Dans les villes, des tables de pierre ou de marbre, installées sans doute au forum, portaient en lettres gravées les différentes directions à prendre ^ Ajoutez à cela une littérature routière assez importante : des guides postaux,

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