‹ Histoire de la Gaule (volume 2)Chapitre 149 sur 415 · P. 161 et .s · texte numérisé non relu

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130 LES C.HANDKS IIOUTES.

tels que IJurdfaiix. furent dotés de havres intérieurs'. A LNon, à Arles, à Nantes, de larges berges étaient disposées pour la manipulation et la garde des marchandises ou les ateliers de construction ". Partout, les chemins de halagc étaient soigneusement entretenus ^

Il n'en restait pas moins une œuvre capitale à entreprendre pour amener à sa perfection le s^'stème de nos voies fluviales : c'était de les réunir par des lignes ininterrompues de canaux, perçant les montagnes qui séparaient les vallées. Alors, le réseau des rivières eût doublé le réseau des voies romaines, et il eût été aussi admirable que l'autre. Mais l'Empire romain recula devant cette œuvre.

Ne disons pas qu'elle était trop grandiose pour la pensée de ce temps ou trop ardue pour sa science. Percer une montagne était un jeu pour les ingénieurs \ Les fiomains s'entendaient fort bien à ci;euser des canaux % 3Iarius l'avait montré en ouvrant celui de Fos pour améliorer les passes du Rhône, et il l'avait fait en quelques mois, entre deux campagnes ^ Il n'y

1. Si du moins la chose ne s'est pas faite après la construction des murailles au m" s. (t. IV, p. 594-5). Paulin de Pella, 46-7 : .\avigeram per portam, quœ porlum spatiosum nunc etiain mûris spatiosis incliidil in wbc : spatiosiis est d'ailleurs relatif, le port intérieur devant dépasser à peine un licclare. — Il faudrait étudier à ce poine de vue les autres ports fluviaux de la Gaule, et notamment Lyon et Chalon. A Clialon le port de débarquement principal devait être sur fa rive gauche : c'est là, près du Petil-Creusot, que la dragage a amené la découverte d un des plus cnrieu.x gisements d'antiquités gallo-romaines (24 000 pointes d'amphores par e.xemple); on a constaté l'e.xistence d'une construction sur pilotis (Déchelette, La Collection Millon, 1913, p. 130 et s.). Cf. sur le Rhin chez les Némètes (Symmaque, Orat., Laudatio in VaiciUinianum, 28; à Allripp?).

2. Pour Lyon, les canabœ{]). 57, n. 4). Pour Arles, supposé d'après l'existence des fabri navales (t. IV, p. 399), d'un architcclus navalis (C. I. L.. XII, 723). Pour Nantes, supposé d'après l'importance du culte de Vulcain dans le vicus Portas (C. /. Z,., XIII, 3105-7). Peut-être aussi à Paris, où l'on sait l'importance des nautes (t. IV, p. 401, 402). Pour Narbonno. p. 133. n. 3-4.

4. Cf. p. 117, n. 4, p. 115. n. 3. et, en outre, la percée de l'émissaire du lac de Crotel près de Groslée (XUI. 2488). Il ne manque pas en Gaule d'aqueducs souterrains percés à travers les collines; cf. en particulier à Besançon, p. 1 17, n. 4.

5. Juscju'nu iv" siècle, l'État eut sous la main artifices pcriti aquarix rci, et, pour les travaux, copiosa militis manus (Ammien, X.WIII, 2, 2).

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