‹ Histoire de la Gaule (volume 2)Chapitre 154 sur 415 · C'est peut-être le Calum [Ure Citium'?] de l'Anonyme · texte numérisé non relu

C'est peut-être le Calum [Ure Citium'?] de l'Anonyme

12. Absolument déchue comme ville maritime à l'époque romaine; cf. t. 1, p. 400.

13. Même remarque. Port-Vendres n'apparaît plus dans les textes, et à sa place on trouve ColHoure (Caacholiberi. .\non., IV. 2'^).

sacrifie aux besoins plus menaçants des grandes masses humaines '.

II s'occupa donc surtout, en iMéditerranée, des centres importants, Fréjus, Marseille, Arles et Narbonne. Encore en vint-il assez vite à tout subordonner à cette dernière, qui était la métropole de la province. Je viens de dire que le canal de Fos, utile à la fois à Marseille et à Arles, ne fut point entretenu-. A Arles, semble-t-il, l'Etat laisse faire les grandes compagnies plutôt qu'il n'agit par lui-même \ A Marseille, on ne trouve pas la moindre trace d'une entreprise du génie maritime*. Il est vrai qu'à Fréjus^ Auguste fit exécuter une œuvre considérable : un chenal de plus de mille mètres, allant de la mer au pied de la colline qui reçut la nouvelle cité, et là, creusé de main d'homme en pleine terre, un port intérieur de cinq cents mètres en longueur et en largeur, flanqué de citadelles ou d'arsenaux, de phares % de, quais, de môles, d'annexés de tout genre. Mais si l'on accomplit pareille chose en cet endroit, c'est que Fréjus était une colonie militaire, un port de guerre, une station de la flotte impériale' : il en fut là comme sur les bords du Rhin,

1. Remarquez le mal que la centralisation française, depuis Richelieu, a fait à tant de nos porls secondaires.

3. Ceci est une impression résultant de renscmhie des inscriptions arlésiennes; voyez les démêlés des corporations avec l'État (t. IV, p. 402, n. 1). — Je ne sais dans quelle mesure il faut croire à l'existence d'un phare à Arles : il s'agissait peutêtre tout au plus d'une lanterne pour éclairer le port (dessin de l'eiresc apud Léger, pi. 8, flg. 9; j'ai vainement cherché l'original de ce dessin).

4. Ni même, à vrai dire, la moindre trace d'inscription ou de monument relatifs aux choses de la mer. Cf. p. 168 et t. VI, ch. V. — Si l'expression de •• Pharo », qui est certainement très ancienne, se rattache à l'existence d'un phare sur la colline de ce nom, à l'entrée du port, de l'autre côté de la ville, il ne parait point douteux que ce phare ne soit de l'époque grecque, des temps de l'indépendance.

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