Ici, p. 80, n. 5 et
les uns pour conquérir de nouvelles provinces, les autres pour enlever Rome à leurs concurrents'.
C'était également par la Gaule que les armées de Germanie et les prétendants choisis par elles communiquaient avec le reste de l'Empire. Pour gagner l'Italie et l'Orient au départ du Rhin, on pouvait à la rigueur se passer de la Celtique en rejoignant le Danube^ ou en gravissant le Brenner^ Mais les soldats et leurs chefs évitaient d'ordinaire ces routes longues et fastidieuses, ils préféraient l'agréable cheminement le long de la Moselle, du Doubs ou des lacs d'IIelvélie, la rapide montée par les Alpes de Suisse ou de Savoie : et ce sont les routes que prirent Vitellius et ses généraux \ et bien d'autres avant et après eux\
De Germanie et de Bretagne encore, pour se rendre en Espagne, on devait couper la Gaule : soit par l'ouest, de Cologne à Paris, Bordeaux et le col de Roncevaux^; soit par le levant, de Mayence à Trêves, Lyon, Narbonne et le col du Pertus^ C'était presque toujours cette dernière voie que l'on prenait, plus aimable, plus chaude, plus proche de l'Italie et parée de plus belles villes*; l'autre demeurait plus froide, trop voi-
1. Galigula (t. IV, p. 164, n. 2); Claude (t. IV, p. 169); le retour des soldats de Bretagne en 61) (t. IV, p. 197, n. 1); Hadrien (t. IV, p. 471, n. 2); Albinus (t. IV, p. 515); Septime Sévère (t. IV, p. 517-8 et 530-1); Télricus et Aurélien (t. IV, p. 5'Jl); etc. — De là, l'importance que prit sur celte route le pont de Châlons sur la Marne, à mi-chemin entre les Alpes et l'Océan (cf. t. IV, p. 591). — Il ne faut d'ailleurs pas oublier que cette roule fut une de celles que prenaient jadis les caravanes de l'étain et des marchands italiens ou marseillais (t. II, p. 485, n. 9). — Ajoutez le trajet de Germanie en Bretagne et inversement par Cologne et Bavai (p. 97, n. 6; t. IV. p. 211), n. 6) ou par Mayence, Trêves et Reims (p. 99, n. 1 et 2).