I. - LES ROUTES LES PLUS PASSAGÈRES
Une vie intense s'agita sur les routes de la Gaule pendant toute la durée de l'Empire, plus forte, plus variée qu'à nul autre moment de leur histoire. Outre l'activité propre au pays, une grande part du mouvement général du monde les utilisait sans relâche.
De Rome en Bretagne, du centre de l'Empire à sa plus lointaine province, il fallait passer par la Gaule, soit qu'on débarquât à Marseille pour remonter la vallée du Rhône ', soit qu'on franchît les Alpes au Grand ou au Petit Saint-Bernard pour gagner Langres par Besançon, Genève ou Lyon- : ce qui faisait de la route champenoise, de Langres à Boulogne par le pont de Châlons, l'une des voies les plus bruyantes de la Gaule et de la terre romaine; là sont passés les grandes masses d'hommes et les chefs souverains, circulant entre l'Italie et l'Angleterre,