‹ Histoire de la Gaule (volume 2)Chapitre 179 sur 415 · LA FOULE DES JOURS DE POIRES · texte numérisé non relu

LA FOULE DES JOURS DE POIRES

Flandre, de Brabant et de Hainaut', sont prêts à partir pour aller trafiquer hors de chez eux, courir les foires, fonder des comptoirs, acheter, vendre et revendre, A Bordeaux et à Lyon, ce sont les Trévires de la Moselle qui forment la plus importante des colonies étrangères; sur le Rhin, les bonnes places pour le commerce sont prises par les Ncrviens du Hainaut ou par les Tongres de la Hesbaye -.

A cet égard, la Gaule d'alors ne ressemblait pas exactement à la France. Dans celle-ci, peut-être dès le onzième siècle, le mouvement sur les routes venait beaucoup des hommes du Midi, Gascons ou Provençaux, toujours en train de « conquérir la Gaule ». On ne voit rien de pareil sous les Césars. Les Grecs de Marseille eux-mêmes ont perdu Thabitude de monter vers le Nord; Aquitains de Bordeaux, Landais de Dax, Romains de Narbonne ou Latins de Nîmes ne se risquent pas à chercher fortune dans les villes celtiques, et le Pays Basque n'envoie pas encore ses émigrants sur les routes du monde ^

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