Ici, p. 372-373 ; voyez t. VI, ch. IV
6. XII, 3349, à Nîmes : Venaliciario Grœcirio, marchand d'esclaves grecs (cf. p. 33i, n. 7). Sur la quantité d'esclaves vendus dans les marchés de Grèce, Strabon, XIV. 5, 2.
7. Y avait-il en Gaule des Germains de la Germanie indépendante installés librement? L'épigraphie ne permet pas de le dire, soit qu'ils aient pris des noms romains, soit, plutôt, que depuis Arminius les empereurs aient souvent interdit des établissements de ce genre. Car au moment de la révolte d'Arminius, Auguste expulsa de Home ou déporta les Germains qui, en nombre, s'y trouvaient en séjour (:7rLO/-,u.oCv7s;, Dion, LVI, 23, 4); et. sous Tibère, on prit bien soin de ne pas établir trop de Barbares dans l'Empire, ne quielas provincias immixti tarbarent {Ann., II, G3). — Y en avait-il comme esclaves? C'est évident, vu les razzias si souvent faites aux frontières (t. IV, p. 143). Ajoutez ce texte si formel de Josèphe, De bello Judaico, II, 10, 4 : 'A>,x.ïiv (jlÈv yàp y.a'i tj.îyÉ6ri o-wiiâTwv eI'ScTî Sr|iîO'j TcouAv.'.;, è~z\ Tiavra/o-j 'Pa)u.aroi Toy; to-Jtwv aî-/[xa).oj-;o'jî k'-/oya-:v. Et nous avons des renseignements formels sur l'emploi de nombreux Germains à Rome comme porteurs de litières de fgfn mes : Clément d'Alexandrie, Pœdag., III, 4, c. 593, Migne, P. Gr., VIII (oï 6: ... '^op-xcr,'/ jïaTTaîovTî; Ks/.-oi T.o'/loi, OÙ le mot de Celtes paraît pour celui de Germains); TertuUien, Ad ux., I, 4 {GalUcos iniiUos [pour muios?] nec Gernianicos bajulos... qux niiptiarumgloriain accendunt}. Mais l'épigraphie ne fournit pas là-dessus des traces appréciables, peut-être également à cause de changements de noms. Remarquez à cet égard les noms des Gcrmani, esclaves corpore custodes des premiers empereurs; en dernier lieu, Dessau, 1717-32; Rang, Die Germancii im Rœin. Dienst, 1906, p. 74 (toutes réserves faites sur les conclusions). — Il n'y
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