T. IV, p. 438-9, t. VI, ch. VIL
•3. T. II, p. 2.38-9; cf. César, De b. G., lY, 5.
mouvements contre les Chrétiens ont dû naître en ces jours de jeux et de foires. Il est du reste possible que les fidèles aient souvent provoqué la colère de la niulliludo par d'imprudentes prédications : de pareilles réunions d'hommes étaient si séduisantes pour un apôtre, désireux de lancer le bon grain dans les larges sillons de la foule ' ! les prédicateurs populaires, de tout temps, ont raffolé des heures de marché.
Ces heures attiraient sans doute aussi les fauteurs d'émeutes : car ne doutons pas que la Gaule romaine n'ait eu les siens-, et plus souvent que ne le laisse entendre la formule de la « paix romaine ». A Rome, les princes eurent toujours peur de la foule des grands jeux, et ils n'évitaient ses colères qu'en cédant à ses caprices. En Gaule, on peut croire qu'elle fut tout aussi gênante pour les magistrats des grandes villes ou les gouverneurs des métropoles. Bien des troubles qui ont désolé les cités ont pu commencer dans les amphithéâtres ^ ; et de la multitude tassée sur les champs de foires est parfois sorti l'élan qui a mis les armées en marche sur les grandes routes de l'Empire*.