‹ Histoire de la Gaule (volume 2)Chapitre 190 sur 415 · P. 109 et · texte numérisé non relu

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3. Cf. p. 29, n. 8. Sidoine, £/)., VIII, 12, 1 (sur la route de Bazas à Bordeaux, lorsque soufflait le vent du sud, Digerriciis turbo).

4. Ajoutez, pour protéger la route, les précautions extrêmement nombreuses prises par l'État contre les empiétements des particuliers, les dégradations du fait des riverains, etc.; Digeste, XLIll, 7 et 8.

5. Constatations faites sur la route du col de Roncevaux (Colas, p. 18-9, ici, p. 116-7) et ailleurs. Ici, p. llo, n. 2.

6. T. IV, p. 189-190. Voyez le voyage de Sidoine {Ep., I, 5) : facilis ascensus.... cavatis in callem nivibus. Traversée des Alpes en mars, Ennodius, Vita Epiphani, p. 369, Hartel.

7. Au Grand Saint-Bernard, le temple de Jupiter Pœninas, C. I. L., V, 6863 et s. ; cf. en dernier lieu l'article Pœninus dans le Lexikon de Roscher (Ihm). Au Petit Saint-Bernard, Pétrone, Sat., 122, 146. 11 est vrai qu'il n'est pas dit nettement que

IGO LA CIRCULATION.

guides du pays', attelages de renfort-, et, le long des chemins, de hauts poteaux qui, émergeant de la neige, marquaient la direction à suivre ^.

De là, en dépit de tous les ennuis, des voyages d'une extrême rapidité, je [)arle de voyages à cheval, avec changements de monture à de nombreux relais. En 68, un courrier impérial mit sept jours pour aller de Rome à Clunia en Espagne, soit deux cent cinquante à trois cents kilomètres par vingt-quatre heures, plus de dix' kilomètres à l'heure en vitesse commerciale '\ Et cet exemple et d'autres montrent que les routes romaines avaient été faites pour permettre à l'être vivant d'y développer son maximum de force et d'énergie : car, au delà de ces chiffres, rien n'est possible à l'homme ni à la bête.

Il faut cependant ajouter que ces chiffres furent près d'être atteints, sur ces mêmes routes, dès l'époque gauloise : César ou ses messagers y circulèrent presque aussi vite que les courriers des empereurs ^ Tout en admirant l'œuvre romaine, n'oublions pas que la Gaule libre l'avait, par son travail, plus qu'à demi préparée ^

ces « lieux sacrés » pouvaient servir d'hôtels ou d'abris : mais cela me paraît aller de soi; il fallait bien remiser les attelages et abriter les cantonniers chargés d'ouvrir les chemins de neige.

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