VII. — LA NAVIGATION FLUVIALEi
On allait moins vite sur les voies fluviales, mais la sécurité était plus grande, et les transports moins coûteux. Aussi, en dépit de la concurrence des grandes routes, elles demeuraient fort recherchées par les messagers du commerce; et les empereurs eux-mêmes ne les dédaignaient point dans les circonstances solennelles : car, autant qu'un chemin de terre, une rivière large et majestueuse se prêtait au déploiement des cortèges triomphaux^.
Comme sur les chaussées, c'était sur les rivières de l'Est que la vie était le plus active. Celles qui passaient par Lyon, la Saône et le Rhône, détenaient peut-être à elles seules la moitié du trafic fluvial de la Gaule entière ^ La domination romaine ne teur avait rien fait perdre de leurs hôtes, de leurs passagers et de leurs habitudes. Lourds chalands chargés de marchandises* que de vigoureux haleurs remorquaient en chantant ^ vaisseaux à voiles que le vent secouait comme sur une mer", barques