Dion Cassiuâ en rappelle l'importance, XLIV
4. Sans doute à fond plat (cf. n. 5). C'est à eux que je rapporte les sUatUe d'Ausone sur la Garonne et le Tarn (Epist., 22, 31) et de la mosaïque d'Althiburus, et les pontonia d'Isidore (Orig., XIX, 1, 24); peut-être aussi les planœ carinis de Germanicus sur le Rhin (Tac, Ann., II, 6).
5. Helciarii, sur la Saune à Lyon (Sidoine, Epht., II, 10, 4); sur la Moselle, Ausone, Mos., 41-2, où je laisse malorum au lieu de la correction mulorum (si on l'acceplait, ce serait le halage par bètes de somme, et non à bras d'hommes, ce qui était du reste aussi en usage; Horace, Sat., I, 5, 19); monument de Gabrièresd'Aigues, halage sur la Durance vers Cavaillon (Bonnard, p. 241); monument d'Igel, sur la Moselle (Esp., VI, p. 455); autre, sur la Moselle (Esp., VI, p. 340 : voyez l'attache de la corde au mât). — Ausone (Mos., 47) semble parler de chemins de halage pavés.
6. Ce sont les pontones de César (De 6. c, III, 29,3), quod est genus naviiim Gallicarum; César les appelle ailleurs naves onerariœ {id., 40, 5). C'est également à ce genre que la mosaïque d'AUhiburus applique le mot de ponlo, dont le sens s'est déplacé plus tard (n. 4). Cf. aussi les grands navires de transport pour hommes, chevaux et vivres, navires pontés, construits par Germanicus sur le Rhin, et, de môme,
énormes que manœuvraient de fortes équipes de matelots*, pirof^l-ues creusées dans des troncs d'arbres-, convois de transports remplis de troupes ^ canots légers et rapides qui filaient à toute allure pour les estafettes* ou les amateurs de sports ^ bateaux ^ ou bacs ^ de passage où s'entassaient voyageurs, bêtes et véhicules', nageurs appuyés sur des outres qui traversaient à meilleur compte ^ trains de radeaux à lenteurs éternelles '", navires de plaisance aux tentes de pourpre destinés aux voyageurs de distinction", un monde toujours étrange d'êtres et de choses se mouvait sur ces eaux : c'était, entre Arles et Chalon, le plus pittoresque et le plus bruyant des chemins
les navcs angustœ [tuppi proraque et lato utero, les uns et les autres destinés à navifîuer aussi sur la mer (du Nord, Tac, Ann., Il, (ij, comme, je crois, ceux du Rhône dont parle Aminicn. Sur le Rhône, grandissimas naves, ventorum difjlatu jactati sœpias adsuetas, Ammien, XV, 11, 18. Espérandieu, n° 5261 (sur la Moselle?).
4. Monument de Rlussus à Mayence, sur le Rliin (Bonnard, p. 147 ; C. I. L., XIII, 7067); barques de Neumagen, chargées de barriques, sur la Moselle (Esp., n°' 5184, 5193, 5198); etc. Il ne serait pas impossible qu'elles eussent un màt et pussent aller aussi à la voile. C'est à ce groupe qu'Ausone semble appliquer (en Garonne) le mot acatiis (var. acatia, acatiuin; Epist., 21, 31).
2. Lembus caiidiceiis, Ausone, 3/os., 197; cf. Tite-Live, XXI, 26, 9 (sur le bas Rhône; t. I, p. 467). Peut-être le bateau à pagaie, Bonnard, p. 143; Déchelelte, Manuel, I, p. 542-3 (beaucoup de pirogues citées peuvent être romaines).
3. H est certain qu'on embar(|uait souvent des troupes à Chalon, par exemple lors de l'expédition de Constantin contre Maximien en 308 : l'armée se rend du Rhin à Chalon, et s"y embarque pour Arles (Panégyr. de Constantin, Pan. Lat., VII [VI], 18). Cf. p. 161, n. G. Cf., sur le Rhin, les vaisseaux -de transport, sans doute de troupes, à deux gouvernails; Tac, Ann., II, 6. — Les phaseli d'Ausone doivent être de légers vaisseaux de transport pour marchandises (Epist., 22, 31).
4. Gursoria au féminin ; Sidoine, Ep., I, 5 (sur le Pô) ; Ausone, Ep., 2, 5-10 (sur la Moselle). Cf. les vegetiœ (mot rectifié : Aulu-Gelle, X, 25,5; mosaïque d'Althiburus); vegetoruni, genus fluviaUuni naviuni aput Gallos, C. gi. L., IV, p. 191 ; V, p. 518. 613.-
5. Exercices de canotage sur la Moselle, Ausone, Mos., 200 et s. {lembi rcmipedes).
6. Les lintres sont des barques ordinaires servant aux transports à petite distance ou aux passages; Ausone, Ep., 22, 31 (Garonne); César, De b. G., Vil, GO, 4 (Paris); I, 12, 1 (Màcon).
7. Je me demande si le mot geseorrla chez Aulu-Gelle (X, 2a, 'S) n'est pas le nom gaulois d'un bateau de passage, le radical de ce mot se retrouvant dans les noms de deux ports de la Gaule, Gesoriacum, Boulogne, et Gesocribate (p. 91, n. 3).