T. IV, p
2. Les blés ou huiles embarqués à Arles ou à Narbonne; t. IV, p. 402. n. 1; cf. ici, p. 171, n. 7, p. 168, n. 7.
3. Voyez les Actes (n. 4), en particulier 28, 12 et s. : remarquez qu'il s'agit d'un transport à demi publie, de 276 personnes, avec cargaison de blé et prisonniers d'État sous la garde d'un centurion (27, 1 ; 28, 10). 11 faut 30 jours d'Alexandrie à Narbonne (p. 168, n.6). De Narbonne, un navire de commerce va en 4 ou 5 jours droit en Afrique [il ne s'agit pas de Carthage, mais probablement de Bizerte, Ilippo Diarrhytus, OU même de Bône, Hippo Regius], mais s'y arrête, semble-t-il, 15 jours, et repart pour arriver à Alexandrie après avoir mis 7 jours depuis la Cyrénaique (Sulpice Sévère, Dial., 1, 3, 1). Cette lenteur fait comprendre que l'itinéraire maritime, de Rome à Arles, compte les distances entre les plus petits ports, au total 50 traites, dont quelques-unes n'ont pas 4 milles (p. 503 et s., W.). — Toutefois, on savait, le cas échéant, accomplir à la voile de très rapides traversées, et rappelant les prouesses maritimes des anciens Grecs, par exemple aller en 3 jours d'Ostie en Provence, 4 d'Ostie en Espagne, 2 d'Oslie en Afrique (Pline, XIX, 4). Encore au iv'= siècle, on ne parle que de 4 à 5 jours de Narbonne en Tunisie, il est vrai adeo prospéra navigalio. Tous ces chiffres représentent une vitesse de 125 à 150 milles, 1000 à 1200 stades, par 24 heures, laquelle correspond à la vitesse des anciennes navigations helléniques (t. I, p. 417, 426).
4. On ne navigue pas pendant l'hiver et on cherche Un bon port pour y passer la mauvaise saison. Actes, 27-28, en particulier 27, 12; 28, 11.